Le programe 2024 de Captain Max

La saison des courses d’ultra distance va bientôt démarrer, l’année devrait être complètement folle.

Sans vraiment lâcher cet hiver j’ai repris l’entraînement sur les longues distances, tout ce passe à merveille. Je teste actuellement mon matériel, mon alimentation.

Les nombreux challenges et différentes vidéos avec GCN me permettent de même améliorer mon moteur, c’est une façon encore différente de m’entraîner par rapport aux années précédentes. J’ai hâte de mettre tout ça en route et enchaîner les kilomètres avec l’excitation de la course. J’ai hâte également de vous partager les courses de l’intérieur et de sentir vos encouragements qui me poussent à me dépasser.

Cette année le programme est simple et efficace, peu de courses mais chacune ont été sélectionnées pour leurs parcours et palmarès. Mon orientation se tourne vers les épreuves gravel en cherchant des parcours plus cassants et l’autonomie la plus complète.

Les courses seront globalement moins importantes en kilométrage mais plus dure physiquement, les challenges sont beaux.

Ça ne m’empêchera pas de manger de belles glaces 🍦 en station service pendant les courses ! Le plaisir ça ne se négocie pas !! J’ai hâte !

Ps : les temps off entre les courses me serviront à saisir des opportunités d’aventure, je pense pourquoi pas aux amis du @bikingman_ultra

Toutes ses courses et challenges ne serait pas possible sans mes partenaires, je les remercie de leurs soutient encore une fois 🙏

@fastclub_cafe@hutchinsoncycling@groupeclim@supervelo.cc@miss_grape_official@rideneowheels @spad_channel @cafe_romane@glacesromane

Merci également au meilleur club del moundo : @fastclub_cafe✌🏻🤩

Le Café du Mois

Pourquoi ?

Avec toute l’équipe Fastclub, on s’est lancé un nouveau défi : vous proposez tous les mois un nouveau café, “Le café du mois” Le but étant de vous faire découvrir des saveurs différentes de nos cafés. 

Notre choix pour février

Pour février, nous avons choisi avec Patrick notre Torréfacteur un assemblage qui correspond à un mélange entre plusieurs cafés 100% Arabica et de spécialité. C’est un assemblage de variété en provenance du Bresil et d’Ethiopie qu’on nomme CHOCOJAS BRETHIO.

Le résultat de cet assemblage donne une belle onctuosité, un parfum et une douceur agréable à déguster. Son goût a des saveurs de chocolat, de jasmin et de vanille. 

Un café comme celui-ci peut se déguster à toutes heures de la journée, on vous le conseille en expresso avant un entrainement pour vous donner du peps (ou avant de partir travailler…) et en début d’après-midi en café filtre pour faire ressortir toutes ses saveurs.

Sur notre échelle de notation ce café est d’une force de 6 et une acidité de 3.

Faites vous livrer dans toute la France ou venez le récupérer chez Supervelo (84)

Ps : D’après Patrick vous ne dégusterez rien de meilleur en Février…

Weekend BARDEMARS (23 et 24 mars)

Bonjour à tous,

Pour bien commencer l’année, on vous propose un weekend sympathique qui concilie deux choses à la mode, le Gravel et le clip de Johnny Hallyday et Eddy Mitchell « On veut des légendes ».

Article de référence sur le désert de Bardenas : https://www.bardenas-reales.net/flashinfos2006.htm

Donc, pour vous les aventuriers, on propose un weekend complet :

  • Arrivée le Vendredi soir dans la région Landaise ou Basque
  • Samedi matin tôt, convoi de voiture jusqu’au nord du Désert de Bardenas (2h30 de voiture)
  • Samedi, reste de la journée : sortie Gravel (non engagée) d’environ 80 km avec casse-croute en plein milieu du désert.
  • Samedi soir : Hôtel et restaurant dans la ville de Tudela (ce qui veut dire que vous devez avoir vos affaires avec vous). Du Bikepacking de luxe, car on ne dort pas dehors.
  • Dimanche matin, après un café espagnol dégueulasse : nouvelle sortie de 80 km pour rejoindre les voitures
  • Dimanche après-midi : sûrement un grand repas convivial espagnol à base de txuleta (côte de bœuf)

Afin de pouvoir profiter de ce weekend tous ensemble et que tout le monde soit heureux de rouler, on va limiter les places à 20 personnes.

Question budget, ne vous inquiétez pas, il sera contenu et l’association Fastclub prendra une bonne partie à sa charge.

Pour vous inscrire, cliquez ci-dessous. On vous tiendra informés de l’avancement.

Participants :

-LUCENA Romain

-Jacopin alan

-Léa Cathonnet

-Fabrice Lafourcade

-Tom Nieucel

-Maxime Prieur

-Ferries remy

-Yann Simeone

-Crespin Laurent

-Jérôme ENGAZ

-Montécot yoni

-DWOINIKOFF Kévin

-JEANJEAN Richard

-Feuillet Nicolas

-Eddie

-BUIGUES Jeremy

Le guide de Max pour faire un Ultra à Vélo

Faire son premier ultra est toujours très compliqué, même en termes de matériel. Très souvent, on a beaucoup de matos chez nous, mais rien d’idéal pour partir faire une course d’ultra. On se retrouve à devoir acheter énormément de nouvelles choses et la liste est très longue…

Nous avons essayé de faire la liste, avec Yoni et Yann, des produits que moi (Max) j’utilise sur mes courses. (même si mon set up évolue en permanence et qu’il est différent suivant les courses). Cela peut vous apporter des réponses aux questions que vous ne vous êtes pas encore posé.

Dans le bas de cette page on attend vos commentaires.

Vélo : il doit être fiable, pratique, confortable et rapide*

Pour moi, un des meilleurs vélos sur route est le 3T Strada.

Pourquoi ? Sa simplicité, le groupe mono-vitesse, son cadre avec top tube droit, les haubans arrière bas, qui permettent d’y accrocher facilement vos sacoches. Deux autres éléments sur ce vélo sont assez importants : les petits haubans apportent une relative souplesse au cadre et son côté Aero le rend très efficace sur les longues lignes droites ventées.

Pour voir la marque : ici

* Rapide, c’est relatif à ce que vous recherchez.

Transmission :

Ça va dépendre de la course et du type de terrain. Dans l’idée, prévoyez au minimum un rapport maximal de 1, voire plus ! Pensez aux bagages et à la fatigue, souvent, ça vous évitera de marcher…

Exemple de transmission que j’ai utilisé cette année

  • 48 – 10/44 (desertus bikus)
  • 50 – 11/32 (Bikingman Portugal)
  • 42 – 10/50 (toutes les courses de gravel)

Ensuite, pour les transmissions électriques, pensez au nombre de kilomètres d’autonomie de votre batterie, aux solutions pour recharger (pile, manette et dérailleur) Assurez-vous de connaitre par cœur le système, car s’il tombe en panne, il faudra trouver des solutions.

Pour les transmissions mécaniques, prévoyez un câble + les outils pour le changer + d’avoir regardé un tuto pour la technique.

Prévoyez une attache rapide ou un dérive chaine au cas où.

Pour la lubrification, prévoyez une petite fiole pour pouvoir en remettre au fur et à mesure des kilomètres. Au choix, vous pouvez utiliser de la cire (wax) ou huile pour conditions humides lorsque la pluie est de la partie.

Roue et pneu :

Choix très important et incontournable, pour les roues, j’ai l’habitude de rouler des roues carbone à profil, j’aime l’inertie, l’Aero et le look. Un vélo qui vous excite vous fera aller plus vite et plus loin.

Pour les pneus, c’est toujours un compromis de taille, de confort, de résistance et de profil. En 2023, j’ai utilisé :

  • Hutchinson sector en 32
  • Boyau Hutchinson Fusion 25
  • Hutchinson Touareg 700 x 40

Quoi que vous utilisiez, prenez des chambres à air : même avec un pneu parfait, les crevaisons peuvent arriver.

Cintre, guidoline et prolongateur :

Pour les cintres : 3T aeronova carbone en 40 sur tous mes vélos.

En ce qui concerne la guidoline, pour moi, c’est une simple en liège ou tissu avec épaisseur doublée sur les zones sensibles.

Enfin, pour les prolongateurs, peu importe les modèles à partir du moment où vous vous êtes entraîné pendant de très longs kilomètres avec ! J’utilise principalement des Zipp vuka 90 en Aluminium.

Équipement de sécurité :

Lorsqu’on parle de sécurité sur un ultra, cela prend tout son sens, car en parcourant beaucoup de kilomètres en si peu de temps, nous augmentons notre pourcentage d’accident potentiel. Lorsqu’on parle d’accident potentiel, ils peuvent être provoqués par autrui, bien sûr mais surtout par notre fatigue accumulée et notre manque de lucidité.

Casque :

Indispensable, il doit être premièrement très confortable, léger, doit pouvoir vous protéger en cas de chute et il vous faut pouvoir y accrocher une lampe. Personnellement, je roule avec un casque Poc. ici

Lunette :

Photochromique avec insert de correction de vue si vous en avez besoin. De mon côté, je roule avec des Smith depuis 3 ans maintenant !

Éclairage :

Indispensable pour rouler la nuit, bien sûr, il faut qu’elle soit fiable, simple et légère. Pour l’avant, l’exposure Strada sb mk 10 avec écran LCD pour l’autonomie restant (24 h en programme 7 low) ; en supplément pour les descentes, j’utilise une exposure Sirius MK9 sur mon casque. (Exposure). ici

Pour l’arrière, une Lezyne TRP 150 avec ses 52 heures d’autonomie !

Vêtements réfléchissants :

Obligatoire et indispensable pour rouler de nuit, je préfère rouler avec un gilet fluo pour le côté coupe-vent souvent appréciable la nuit. Personnellement, j’utilise un altura.

Vêtements adaptés :

Maillot et cuissard :

Les tenues, il est toujours difficile de choisir, car les conditions météo sont toujours changeantes, entre le jour, la nuit et au fil des jours. Pour le maillot, c’est très facile, le manche long Fastclub peut vous faire rouler de 15 à 40 degrés sans problème, les manches longues et ses couleurs claires vous évitera les coups de soleil et vous protègera des températures fraiches de la nuit. La solution est de le coupler avec un bon sous-maillot. Le poc en fibre de bambou fonctionne plutôt pas mal.

Pour le cuissard, il vous faudra des tests, avoir des poches est un plus, le Fastclub avec sa nouvelle peau de chamois fonctionne plutôt pas mal, vous pouvez l’essayer, il vous conviendra sûrement, il permet de faire des heures de selle sans problème. Fastclub. ici

Vêtements imperméables :

En cas de pluie, vous avez deux solutions : pour une averse, avec de bonnes conditions aux niveaux des températures, vous pouvez prendre le kway Gore-Tex classique noir ici L’avantage est qu’elle ne prend que très peu de place une fois repliée dans sa poche.

Pour des conditions plus compliquées, la veste poc avec capuche permet d’être encore plus étanche et de résister aux faibles températures. L’avantage est qu’elle s’accroche à votre cadre avec des sangles intégrées. Poc ici

Vêtements chauds :

Pour les températures basses la nuit ou en haute altitude, personnellement, j’utilise la même veste pour le froid et la pluie avec la veste Poc All saison. Vous pouvez aussi utiliser une doudoune lorsqu’il fait très froid, ça peut être une très bonne solution. La qualité de vos sous-couches dessous la veste est primordiale pour vous éviter de trop transpirer et garder la sueur froide collée à votre dos. (La veste Poc). ici

Chaussures et pédales :

Chaussures de cyclisme :

Faire 20 heures de vélo par jour fait mal aux fesses évidemment, mais pensez aussi que vous passez 20 heures à appuyer sur vos pédales et à ressentir toutes les imperfections du terrain dans les pieds. Éviter les chaussures trop rigides conçues pour les coursiers. Des chaussures confortables pour de longues distances Suplest suggérées par Yann. ici

Pédales adaptées :

Pour moi, aucune hésitation, même si j’ai eu du mal au début avec le réglage des pédales de VTT, peu importe, la marque est complètement adaptée à la pratique. Elles vous permettront d’utiliser des chaussures de VTT et ainsi de pouvoir marcher sans abimer vos cales. Selon votre préférence (Shimano XTR de mon côté). ici


Système de navigation :

GPS :

Indispensable, premièrement, il vous faut le connaître sur le bout des doigts, car une fois perdu, c’est lui qui vous aidera. Il vous faut savoir le gérer pour trouver des solutions lorsque vous voudrez changer d’itinéraire ou suivre une piste effacée en Gravel de nuit en poussant votre vélo. Prenez en compte l’autonomie lors de votre choix. Wahoo m’a agréablement surpris, même s’il manque d’autonomie. ici

Cartes papier :

En cas de panne de batterie ou de GPS. (MEME pas en rêve sur un ultra, c’est à vous de ne pas vous retrouver dans cette situation, arrêter vous dans un bar recharger ou chez l’habitant pour éviter ce problème)

Batterie ou source d’alimentation :

Au choix, soit des batteries PowerBank soit une dynamo. Chacun son choix, pour ma part, ce sont deux batteries de 10 000 mAh (ici) ; cela me permet d’en mettre une au fond d’une sacoche et l’autre en accès rapide dans la sacoche de top tube. En cas de panne d’une, je change avec la deuxième. Pour l’utilisation de dynamos, faites attention de choisir le bon modèle, surtout pour être sûr que cela recharge suffisamment vos appareils à faible vitesse.

Sacoches et porte-bagages :

Les sacoches :

Question sacoche, c’est toujours un sacré problème, vous allez souvent vous poser des questions et remettre tout en cause. Depuis mes premières courses, j’ai pas mal changé de set up. Pour le moment, je suis plutôt certain et confiant lorsque je roule.

Premièrement, sur le top tube, j’utilise la big Node de chez Missgrape parfaite pour ranger l’électricité, quelques barres et les indispensables pour des petites réparations rapides. Sur plusieurs courses, j’ai utilisé aussi une sacoche de cadre internode 3 L en supplément. Pour l’arrière sur les longues courses, j’utilise une 7 L cluster ou une 1 L type altura. Encore une fois, ce sont des choix personnels et des concessions que nous sommes obligés de faire en permanence. Missgrape ici , altura ici

Outils et pièces de rechange :

Plutôt que de faire un long paragraphe, je vous fais ma liste régulière :

Multi Tools complet avec dérive, chaine, pompe, démontes pneu, couteau, rustine et colle, prolongateur de valve, démontes obus, mèche tubeless avec outils, idéal scotch et Superglue, chambre à air x2, câble électrique de charge, plug 220 a plusieurs prises x2, lampe de secours, batterie de rechange pour Sram et chargeur pour les longues courses, burette d’huile pour la chaine.

Système d’hydratation et nutrition :

Bidons d’eau :

2 bidons 750 ml minimum avec en supplément des tubes de pastilles effervescent électrolytes pour mettre dedans et des sachets d’alimentation en glucide comme les SIS beta full.

Nourriture énergétique :

Barre, gel, bonbon, sandwich, Babybel, tout ce que vous voulez et que vous avez l’habitude de consommer dans vos sorties d’entrainement. Ce n’est pas le moment de faire des tests. Aussi, pensez à prendre plusieurs marques, plusieurs modèles, vos goûts et envies évolueront au fil des kilomètres, attention également aux températures qui pourraient faire fondre les aliments.

Enfin, un petit conseil : lorsque vous préparez votre sacoche, vous pouvez enlever au moins un tiers de votre nourriture, vous ne la mangerez pas ! Prenez de l’argent pour les boulangeries sur le bord de la route.

Sac de couchage et bivouac :

Sac de couchage léger :

Pour les pauses ou les nuits à la belle étoile ou même dans un abri-bus ou un sas de banque. Prenez un bivy et des couvertures de survie (au moins 2).

Indispensable :

Crème solaire, stick solaire pour les lèvres, lingette nettoyante, crème pour les cuissards si vous en avez besoin, pansement urgostart, brosse à dent minimaliste et dentifrice !

Carnet de route et documentation :

Contacts d’urgence, carte d’identité, argent en espèces, carte bancaire et carte bancaire dans votre téléphone. Rangez toujours un billet au fond d’une sacoche au cas où vous perdriez votre portefeuille !

Si vous voulez plus d’aide et d’informations sur ce sujet ou juste sur le vélo, vous n’avez plus qu’à vous abonner à Fastclub. Car Fastclub ce n’est pas seulement du café, mais aussi des spécialistes de l’ultra distance ! Rejoignez-nous ✌🏻 ici

Le calendrier de 2022

  • Weekendrome : après le confinement, tous les 15 jours jusqu’au printemps, vélodrome variable
  • Coffee Ride : occasionnel, voir sur Facebook et Instagram.
  • Criterium d’Hossegor
  • La Désertus Bikus 23 Avril
  • Le grand 8 Ventoux 14 mai
  • Bikingman Corsica
  • L’étape du Tour Lourdes – Hautacam
  • Le grand 8 des Pyrénées 2 juillet
  • Bikingman Euskadi
  • Transpyrénées
  • Pop Ouest Classique
  • Cérémonie des bidons d’or
  • Saison Landaise de Cyclocross
Inscription pour Journée Vélodrome
Inscription Journée Vélodrome
Inscription L’étape du Tourmalet par Fastclub
Inscription Les 7 majeurs
Les cinglés du Ventoux
Inscription l’étape du Ventoux par fastclub
Les coffee ride hebdomadaire
Inscription RAF 300K
Enduro MTB Brassac 2021
inscription Paris Roubaix 2021
Inscription Training camp Toumalet 2021
Bikingman Pays Basque
Training camp MTB Tourmalet

Découvrez l’Aventure Gravel : BAAM GRAVEL RIDE 2024

Mohawks :

Fastclub et Mohawks entretiennent des relations solides, partageant une passion commune pour le cyclisme. Mohawks est un fournisseur de confiance pour des équipements de qualité. Parmi les produits de Mohawks, les vélos BAAM se distinguent, symbolisant une aventure cycliste inégalée. L’étroite collaboration entre FastClub et Mohawks souligne leur engagement commun envers l’exploration et la création de communautés cyclistes dynamiques. Ensemble, ils inspirent les passionnés de vélo à embrasser l’esprit aventureux de BAAM et à vivre des expériences exceptionnelles sur deux roues.

Les passionnés de cyclisme et d’aventure sont invités à se joindre à une expérience épique de Gravel avec le BAAM GRAVEL RIDE, prévu pour le 23 mars 2024. Organisé par Mohawk’s, cet événement promet une journée exceptionnelle de découverte à travers les magnifiques paysages du Vexin.

Un Voyage de 170 km : Le BAAM GRAVEL RIDE offre une opportunité unique de relier deux donjons emblématiques du Vexin à travers des bois pittoresques et des champs verdoyants. Avec une distance de 170 km et un dénivelé positif de 1700 m, cet événement est le premier pas parfait vers l’Ultra. Le parcours se compose principalement de sentiers et de chemins accessibles, bien que quelques passages plus techniques ajoutent une dose d’excitation à l’aventure.

Services Inclus :

  • Ravitaillements stratégiquement placés pour garantir une énergie constante tout au long du parcours.
  • Un délicieux repas à l’arrivée pour célébrer l’accomplissement de cette aventure mémorable.
  • Un photographe professionnel capturera les moments forts de votre journée.

Événement Intime : Afin de préserver une atmosphère chaleureuse et conviviale, la participation est limitée à 100 personnes. Le départ et l’arrivée se dérouleront au sein des locaux accueillants de Mohawk’s à Taverny (95).

Inscrivez-vous dès Maintenant : Les inscriptions sont ouvertes à tous les amateurs de Gravel et de VTT. Pour participer à cette aventure unique, cliquez ici : https://mohawkscycles.fr/fr/accueil/1101227-baam-gravel-ride-170-km-23-mars-2024.html ou contactez-nous par email à adv@mohawks.eu ou par téléphone au 01 41 21 82 90.

Code Promo Exclusif : Les adhérents Fastclub bénéficient d’un tarif préférentiel. Contactez-nous pour obtenir votre réduction sur l’inscription. Une opportunité à ne pas manquer pour rendre cette expérience encore plus accessible.

Joignez-vous à nous pour une journée inoubliable de Gravel, de camaraderie et de découvertes. Réservez votre place dès maintenant et préparez-vous à relever le défi du BAAM GRAVEL RIDE 2024 !

Adhérez à Fastclub et Plongez dans l’Aventure Cycliste de la Traka

Au cœur de la communauté cycliste, une opportunité exceptionnelle s’annonce, et nous vous convions à vous joindre à l’expérience unique de la Traka. Cette compétition cycliste extraordinaire réunit des passionnés du monde entier, et cette année, les membres dévoués de l’association Fastclub seront présents au départ. Nous lançons un appel à tous les amateurs de vélo intrépides pour rejoindre nos rangs et participer ensemble à cette aventure mémorable.

Découvrez la Traka : Une Odyssée Cycliste Inoubliable

Bien plus qu’une simple course à vélo, la Traka représente une odyssée, une aventure qui met à l’épreuve non seulement votre endurance physique, mais aussi votre détermination et votre esprit d’équipe. À travers des paysages variés, cette épreuve offre un défi complet, dévoilant la véritable essence du cyclisme. La Traka constitue l’opportunité de repousser vos limites tout en créant des souvenirs impérissables.

Rejoignez l’Équipe Fastclub pour Dompter la Traka

Fastclub, la communauté passionnée de cyclisme, ouvre ses portes à tous ceux partageant l’amour de la route et de l’aventure. Les membres de Fastclub formeront une équipe déterminée à conquérir la Traka ensemble rejoignez-les et faite partie de cette aventure :

-Yann Simeone 100 km

-Maxime Prieur 560 km

-Richard Jeanjean 360 km

-Mathieu Plessis 200 km

-Nicolas Conturie 200 km

Comment Participer à l’Aventure ?

Rejoindre Fastclub et participer à la Traka est un processus simple. Pour vous inscrire à la course, suivez ce lien : https://www.thetraka.com/, afin d’en apprendre davantage sur l’adhésion et les détails de la participation à la Traka. Que vous soyez un cycliste chevronné ou que vous débutiez votre parcours, Fastclub vous accueille avec enthousiasme et vous guide tout au long de cette incroyable aventure.

Ensemble, Redéfinissons les Frontières du Cyclisme !

L’énergie, la passion et la camaraderie définissent l’esprit de Fastclub. Nous vous invitons à nous rejoindre dans cette quête épique. Ensemble, repoussons les limites du cyclisme et créons des souvenirs inoubliables sur les routes de la Traka. L’avenir cycliste vous attend avec Fastclub, et nous sommes impatients de pédaler à vos côtés. Joignez-vous à nous et ensemble, dépassons l’ordinaire pour vivre l’extraordinaire !

Nouvelle collection Terrazzo 2024

Chez Fastclub notre but est de faire du café et des tenues qui nous représentent. C’est une question de style et de conviction. Pour 2024 nous avons décidé de choisir un style plus baroudeur, rajouter des tâches directement sur nos tenues pour les rendre moins lisses, moins propres, plus engagées. Nous ne sommes pas là pour rentrer d’une sortie propre et en sentant bon. L’odeur de l’effort, les tâches, les histoires à raconter, voici ce qui nous habite et que nous voulons transmettre à travers cette collection Terrazzo. La collection ici

Faire des tenues, enfin les faire faire ne nous suffisaient pas cette année donc on a décidé de faire les choses en grand et de ressortir le pistolet à peinture de l’insolent Marc, notre maître peintre. Il est déjà à l’origine du 3T Fastclub, de la Golf, Caravane et du Open Wi.de Zebra.

Le but cette année est de faire évoluer nos couleurs de vélo pour les rendre encore plus unique, nous renouveler ou simplement évoluer est la meilleure façon de rester unique.

Le projet vélo

Voici avec beaucoup d’honneur que nous vous dévoilons notre nouveaux projet vélo. On pourrait l’appeler le TERRAZORRE mais ca fait beaucoup trop donc on va juste vous laisser deviner qu’il va dévorer les pistes gravel à une vitesse folle !

Le détail du Open Wi.De

Vous venez de voir les coulisses, maintenant on va vous détailler le montage du Open Wi.De.

  • Cadre Open Wi.De
  • Roue Zipp 303s
  • Pneu Hutchinson Touareg 40
  • Cintre 3T aeronova
  • Manette Sram Force Axs 12v
  • Potence Zipp aluminium
  • Tige de selle Zipp
  • Selle San Marco Shortfit
  • Pédalier Sram Force carbone
  • Plateau Absolut black 42 ovale
  • Derailleur Sram XX1 Axs
  • Cassette Sram 10-50
  • Sacoche Miss Grape

Ça vous plait comme vélo ? Pret à faire des courses avec ? La bonne nouvelle est que cette peinture unique a été faite en deux exemplaires. Le deuxième sera proposer à la vente dans le magasin Supervelo (84) avec un montage de votre choix !

L’ensemble gagnant :

Voici maintenant pour le plaisir quelques photos de l’ensemble maillot tenue Terrazzo !

On vous laisse le plaisir de nous dire en commentaire ce que vous en pensez.

“BikingmanX Maroc” par Maxime Prieur

Maxime Prieur, nous fait un retour sur le BikingmanX Maroc, une course d’ultra distance en mode gravel ! Pour illustrer la lecture de ce résumé de course, je vous invite à regarder en parallèle ses statistiques Strava de cette aventure dans l’Atlas

Le BikingmanX Maroc, c’est la dernière course de la saison et honnêtement elle arrive tard. Depuis le 22 Avril avec la Desertus Bikus les courses se sont enchainées. La dernière en date le 500 km du Bikingman alpes Maritimes était le 15 septembre. C’était il y a un mois et demi. 

Du point de vue de ma forme je ne sais pas exactement sur quel niveau je peux me baser. Les deux derniers ultra étaient des 500 km sans dormir. Sur les dernières semaines avec GCN j’ai fait uniquement des sorties intenses. En preuve, la vidéo comparative entre le Ventoux sur Zwift et en réel (où j’ai amélioré mon meilleur chrono). Et aussi le Roc d’Azur Gravel ou j’ai pris une très belle 26ième place sur plus de 400 coureurs. Si je fais une analyse je sais que globalement sur les 500 premiers km je peux y aller franco. Mon expérience prendra la suite… Les km ne s’oublient pas. 

Dans la préparation de ce Bikingman une chose est très importante et brouille les cartes. L’organisation ne dévoilera le parcours que la veille du départ à 16h. Nous ne savons pas quel sera le dénivelé, le profil du parcours, le nombre de km en gravel… Cela complique pas mal la préparation mentale de la course ainsi que le matériel à prendre. Vu que c’est l’épreuve reine des Bikingman elle se doit d’être plus complexe.

Heureusement nous sommes 10 inscrits du club et 10 à s’interroger sur le parcours. Mine de rien ça aide à répondre à quelques questions. De mon côté je fais des hypothèses de parcours au départ de Marrakech sur Komoot en allant dans l’Atlas. Ce en regardant les différentes photos et points d’intérêt que propose le site. Je regarde les parcours des autres courses existantes au Maroc pour avoir une idée de la trace… Côté vidéo, je regarde aussi pas mal de reportage vélo sur le Maroc et l’Atlas pour me projeter au maximum. 

Rebondissement dans cette recherche, quelques jours avant le départ, sur le site Owaka qui diffusera le livetracking. On ne peut pas voir la trace mais on voit le profil du dénivelé de la course. Donc avec ce profil nous sommes partis dans les hypothèse plus précises. Avec Clément Bancons nous cherchons donc les routes potentielles les informations que nous avons sont : 

  • un col à 2100 mètres après 93 km de course
  • une photo d’un col dans des gorges magnifiques sur Instagram publié par Bikingman
  • un col après 600 km qui monte à 2900m d’altitude
  • 1020 km pour 22000mD+

Après un peu de recherche on est sur une hypothèse crédible de parcours : 1030 km pour 17000 de D+. En utilisant l’appli ride epic weather on arrive à avoir des infos météo qui donne une belle tendance pour la course. Les températures seront comprises entre 8 et 25 degrés sur la totalité de la course . avec une deuxième nuit difficile en très haute altitude où il faudra faire attention avec la fatigue pour la sensation de froid. 

Fini pour la préparation maintenant passons au séjour et à la course. 

Après un voyage sans aucun accroc nous voici arrivés avec Emilie dans notre Riad du centre de la médina de Marrakech. Le vélo est bien remonté et en pleine forme (pas comme Emilie qui se tape un rhume de l’espace). Nous allons retrouver les copains à l’hôtel accueillant la course. Cela me fait mes 10 premiers km dans Marrakech et ses alentours. C’est plutôt sport, il vaut mieux ne pas trop chercher à réfléchir et faire à l’identique des marocains. 

Dimanche matin : Première étape de la course, contrôle du matériel, pesé du vélo et passage à la photo de présentation. Voici ma première bonne nouvelle, le vélo complet sans l’eau est à 12,6 kg ce qui le classe dans la tranche basse de la course (voici de l’énergie d’économisé au prix de concessions matérielles). 

Dimanche après midi, briefing et découverte du parcours. Deuxième bonne nouvelle : notre hypothèse est quasiment la bonne, nous avons presque le même parcours ce qui valide les choix d’habillement pour la météo. Bonne nouvelle aussi, il y a seulement 16 000 mètres de dénivelé, cela augmente naturellement la vitesse moyenne de la course. 

Passage obligatoire à l’émission du Bikingman prologue avec Cédric, Axel et Bruno un peu plus tard dans l’après- midi. C’est bien beau mais sur cette épreuve encore plus que d’autres je fais parti des favoris, mon expérience gravel et mes résultats me trahissent. Dans le viseur les concurrents : Laurianne Plaçais, Laurent Jalabert, Florent Dumas, Christian Auriéma, Clément Bancons (qui est dans une super forme) et tous les autres car sur ces courses il y a toujours des belles performances ! 

Lundi matin 4h, départ! 

Le départ est dans 1 heure, le taxi est devant le riad, on jette le vélo à moitié dans le coffre, un tendeur improvisé pour qu’il ne s’échappe pas et on embarque avec Emilie qui m’avait préparé un petit déjeuner de compétition. 

3 km avant le départ réel, Clement Bancons remonte l’équipe entière au premier rang de la course (quelle rigolade, on se prend pour une équipe World Tour). 

Départ réel, comme à mon habitude j’attaque ! Je suis en tête, il reste 60 km pour arriver en haut du premier col celui de Tichka. Faire cette attaque me permet de me mettre sur un gros rythme et de juger le comportement des autres. 

Sur la fin du col les lacets me permettent de voir les concurrents : le tandem Belge est deuxième, Laurent Jalabert et Christian Auriéma en chasse et je vois sur le live Laurianne pas loin aussi. Je vais pousser pour créer un bel écart ou pour les fatiguer. Mon vélo est léger, mes pneus bien gonflés, je pousse et tout va bien. 

Descente avec un goudron neuf, mais quel plaisir ! Je fais une petite erreur de parcours mais le gps me le signale immédiatement, un petit demi tour rapide. 

Les kilomètres s’enchainent. Tout roule très très bien. J’arrive dans une portions avec un fort vent de face et de lignes droites interminables mais bien calé sur les prolongateurs j’avance correctement. 

Cliché, à ce moment la je commence à ne plus avoir d’eau, je suis sur une longue ligne droite avec un fort vent de face, une station essence abandonnée sur le côté, des paysages désertiques, des vieilles voitures américaines pleines de sable. Un homme debout à côté de la station me regarde passer. Je m’arrête et lui demande de l’eau ou du coca, il n’en a pas… 

Je reprends ma route, km 200 je traverse la première frontière de la région, c’est lunaire et magnifique. 

Entre CP1 et CP2

KM 235 : Premier checkpoint, je suis toujours en tête mais nous sommes 10 en 10 km donc mon avance est infime. Je remplis mes bidons, prends un coca, un pain et repart immédiatement en moins de 10 minutes. Je croise en partant le tandem Belge et leur raconte des blagues. Le but est aussi de s’arrêter rapidement pour forcer les concurrents à faire pareil ! Je continue d’essayer de mettre la pression sur la course. 

Depuis quelques KM nous avons tourné et le vent arrive de dos maintenant. Je l’avais vu sur les prévisions météo et il va rester pendant 400 km dans le même sens ! La sensation de forme est très plaisante ! 

J’arrive dans la première section gravel (je n’ai pas spécialement regardé combien de km elle dure) avec le vent de dos je roule vraiment vite dedans, c’est assez propre je profite. Les paysages sont dingues, je suis vraiment au milieu de nul part. 

Les km s’enchainent en gravel, je garde un très bon rythme, mon seul objectif est de creuser l’écart ! La section de gravel fait plus de 50 km… Heureusement que j’avais fait le plein d’eau ! Je reprends la route, refait le plein dans un village et me lance dans la deuxième section gravel avec la nuit tombante. Cette section est un peu plus accidentée, il faut trouver de la portance, nous sommes dans un lit de rivière, je fais la trace pour les copains ! Sur les derniers km de cette piste je frôle un roncier marocain ou j’y laisse un parti de mon tibia et je pense de mon pneu arrière. (J’ai du faire la trace jusqu’au roncier car tous les tibias étaient rayés à l’arrivée). Juste quelques kilomètres après je tape une belle pierre dans la roue arrière et fais un magnifique travers inattendu ! 

Je déboule sur la fin de cette seconde grosse section gravel et je sens ma roue arrière rebondir… Un peu plus loin je vois des lumières de lampadaire, je vais pousser jusque là pour réparer sous une lumière. 

Posté sous la lumière, j’ai bien été touché par une épine aussi grande qu’une épée, le préventif est en train de faire le boulot. Cela rebouche petit à petit et je remets de la pression dans mon pneu. Un marocain avec un ami viennent discuter au passage, je leur raconte la course et que je suis en tête avec une centaine de cyclistes qui arrivent. 

La course arrive dans le dur, cela fait maintenant plus de 17 heures que nous sommes partis. J’approche des 420 km de course et l’ascension finale jusqu’au CP2 de 30km… Je sais qu’en haut il y a un refuge où je pourrais dormir et me restaurer. Juste avant cette longue montée je m’arrête dans une échoppe pour faire le plein d’eau et prendre un coca et des gâteaux avant l’effort. La fatigue est bien présente, je m’accorde quelques minutes assis par terre. 

A ce même moment, une voiture de police se gare devant le magasin, ouvre la fenêtre et j’entends : Prieur Prieur, la police suit la course sur le live tracking et vient vérifier si je vais bien (improbable quand même). 

Je me lance maintenant dans cette longue ascension. Pas très vite mais sûrement, à ce moment là j’ai quand même un peu d’avance sur Laurent Jalabert, deuxième à ce moment de la course et sur Laurianne Plaçais, troisième. 

Entre le CP2 et le CP3

CP2 / KM 449 au col d Tizi’n Tazazert à 2099 mètres d’altitude. Il ne fait pas très chaud, je mange en arrivant une omelette, me déshabille aussi pour faire sécher la transpiration de mon maillot. Je suis quand même détruit, au compteur je suis à 25 km/h de moyenne avec les pauses depuis le départ. 

Le dortoir est magnifique dans ce refuge de montagne avec des matelas et surtout de magnifiques couvertures berbères de plusieurs centimètres d’épaisseur. Je décide de dormir un peu. Il reste quand même 600 km. 

Une fois mes 50 minutes de sieste effectuées je me réveille au chaud dans cette couverture, j’entends Laurent parler avec les bénévoles. Il est arrivé et a mangé pendant que je dormais. Il repart juste devant moi sans qu’on ait pu se parler. Au total je suis resté 1h37 au cp : belle pause ! 

On se voit avec Laurent, lui n’a pas dormi…Je roule à mon rythme, encore un peu fatigué je dois l’avouer.  Il reprend un peu d’avance mais je ne m’en occupe pas car l’important est ma course, pas la sienne. (De toute façon il n’a pas dormi… il va le payer à un moment normalement). 

Un peu avant les gorges de Dades que j’avais repéré sur Komoot, je m’arrête refaire une micro sieste. Je n’avance pas vraiment à ce moment là. 2 fois 5 minutes assis sur une marche d’escalier et hop, je reprends ma route en loupant complètement la vue dans ces gorges magnifiques car il fait encore nuit…

Le jour commence à se lever et nous avons passé les 24h de course, déjà ! Aux alentours des 550 km le jour commence à se lever, ça fait du bien? J’ai beau chercher une boulangerie ouverte, dans ce quartier du Maroc il n’y a pas grand chose ! Belle surprise à la sortie d’un village humide au fond d’un canyon, une lumière arrière de cycliste clignote. C’est Laurent qui s’est arrêté dormir. Cela m’étonne mais c’était logique qu’il s’arrête à un moment. 

Quelques kilomètres plus tard, je profite de voir un marocain ouvrir son commerce pour discuter avec lui, prendre de l’eau et 4 ou 5 paquets de gâteaux. En repartant, je croise une voiture des race angels de la course, leur demande la température, Sergio me répond qu’il fait 7 degrés… Je trouvais aussi qu’il ne faisait pas très chaud ! Quelques centaines de mètres plus tard, je trouve un café ouvert ! Je suis plus à ça près, je m’arrête prendre un café (pas très bon pour être poli) 

La journée peut maintenant commencer ! Je pars à la chasse au JAJA et surtout je me lance dans le TIZI Onoui le fameux col à 2900 mètres d’altitude. Un col magnifique de 16 km 100% gravel. Axel, Serge et Amandio sont là pour me prendre en photo sur le début de la montée, je profite c’est beau, roulant (non escarpé) et ça ne monte pas très raide ! 

Au détour d’un virage je re aperçois Laurent Jalabert qui n’est plus très loin, c’est étonnant. Car pour l’anecdote ; un marocain avant le début du col s’était arrêté pour me dire que mon ami avait 30 minutes d’avance ! (étant juste au début du col ça veut dire que nous n’avons pas du tout la même vitesse). Mon plan est donc très simple, le rattraper et profiter de ce passage fort pour moi et moins bon pour Laurent pour creuser l’écart avant le sommet et la bascule. 

Je le rattrape, nous échangeons quelques mots et je reprends la tête de la course en étant en pleine forme ! KM 600 je bascule et ne traine pas trop, l’altitude est très haute, la température pas très élevée, il faut enchaîner. 

Les routes sont plutôt très vallonnées dans cette descente, ce n’est pas si reposant (pourtant sur le papier on aurait pu y croire). Globalement c’est 50 km de faux plat descendant avec des talus à passer. 

Sur ce plateau nous sommes vraiment éloignés des grandes villes mais nous traversons beaucoup de petits villages. Je suis l’éclaireur de la course, l’annonciateur qu’une course ou un rally passe par là. Dans les villages c’est beaucoup de respect de toutes les parts, on se salue tous, mon “Sallam Aleykoum” s’améliore ! De temps en temps les enfants essaient de me stopper mais bon malheureusement c’est la course, je reviendrai en vacances pour prendre le temps de discuter avec eux. C’est touchant, nous avons des modes de vie totalement opposées mais le même sourire partagé. 

Il me reste un sacré morceau avant de sortir de ce plateau à 2000 mètres, au kilomètre 700 j’ai le col à 2590 mètres à passer, en gravel et ce coup ci il est plus difficile car très irrégulier. J’aborde des pentes très raides mais juste magnifiques. Un dernier gros effort avant de redescendre en plaine (1000 mètres d’altitude) et arrivée sur le CP3 au kilomètre 780. Les villages que je traverse à ce moment-là sont les plus pittoresques du tracé. Beaucoup d’enfants, ils ne vont jamais à l’école ?? Ahah. J’arrive enfin au sommet de ce col. La vue est exceptionnelle. 

N’ayant pas bien regardé le profil (en même temps on nous l’a donné au dernier moment…) je m’attendais à une bascule facile avec une longue descente pour arriver dans un village avec des supermarchés de partout.. Et bien non, je ne vois que des collines à l’horizon… Le prochain village ne sera pas là de suite. J’ai même un col à 1500 mètres d’altitude à passer. 

J’avance et commence à penser au futur Tajine que je vais manger au CP. Je fais un point sur les concurrents, Jalabert à abandonné, Laurianne est deuxième à une cinquantaine de kilomètres et Florent Dumas est troisième (mais remonte sur Laurianne). Je n’ai plus qu’à gérer et ne pas faire d’erreur.

Km 745 j’attaque le dernier col avant le CP3, quasiment 20 km et je suis bien fatigué. Petite spécificité sur cette épreuve, vue que la Gendarmerie royale contrôle la course, à des moments j’ai droit au salut de la police mais aussi à des escortes. Dans ce col ou je monte environ à 10 km/h avec la force que j’ai à ce moment-là. J’ai une voiture de police qui reste derrière moi, ça tombe bien la nuit est tombée et leur phare m’éclaire la route. Une route qui ne roule absolument pas car c’est du goudron recouvert de gravier… Moment insolite, un chien arrive pour m’aboyer dessus et directement la Police vient se mettre a mon coté pour faire obstacle ! C’est beau !

Quelques minutes plus tard, j’arrive au sommet de ce col et je me lance dans la descente. Ça me fait plaisir pour la police car ils vont enfin pouvoir rouler un peu avec leur voiture. Je descends placard et là se passe une deuxième choses intéressante ! Le policier se prend au jeu et me colle à la roue pour m’éclairer la route ! Fullspeed ! 

Du CP3 à l’arrivée : sauve qui peut !

J’arrive au CP ! Toute l’équipe Bikingman est là, même Karine ! A peine arrivé Cédric profite du moment pour me faire une bref interview (après visionnage, je me dis que j’étais vraiment trop fatigué). Je commande mon tajine et m’accorde une pause royale pour manger. La patronne de l’hôtel profite de mon arrivée pour faire un selfi avec moi, je le fais mais la prévient que je n’ai pas pris de douche récemment… 

Je mange ce tajine de légumes avec du poulet (bon n’y avait que des haricots verts…) Je mange largement car la journée n’avait pas été riche en nourriture, je prends un bon café et discute avec les copains. Au total une bonne heure de pause et de repos sans pédaler. Je repars fatigué mais avec l’ambition de ne plus m’arrêter pour les 250 derniers km avec les 3800 mètres de dénivelé. Je sais quand même que je vais devoir faire des micro siestes à un certain moment. 

C’est au ralenti que je repars sur des toboggans interminables avec de la difficulté dans les montées et le froid dans les descentes ! Pas évident. Au bout d’un moment, je m’arrête faire une première sieste. Moment unique, je m’arrête et trouve une chaise sous un arbre devant ce qui semble être un magasin. Il est environ minuit. J’éteins mes lumières, me pose et mets un réveil pour 10 ou 15 minutes. Un marocain s’arrête et vient me parler. Il est de la sécurité qui encadre la course, il me propose même de l’aide mais je lui réponds que je n’ai pas le droit à de l’assistance. Après 2 fois 10 minutes, je me réveille, m’aperçois que j’ai 10 personnes qui discutent autour de moi. Je reprends difficilement le vélo toujours dans des montées/descentes rébarbatives de nuit où j’ai l’impression de tourner en rond ! 

30 minutes plus tard je m’arrête à nouveau car je dors sur le vélo. J’anticipe et préviens les voitures derrière que je vais faire la sieste (c’est très drôle qu’ils me suivent quand même). Ce coup ci pas de chaise, je m’assois par terre devant une clôture et dors 2 fois 10 minutes. Un chien arrive et dort à côté de moi à ce moment-là. 

Je suis encore très fatigué mais je reprends la route et un gel double espresso pour rester éveillé. 1 heure plus tard il doit être 3 ou 4 heures du matin et je m’endors toujours et ça m’énerve. Je ne veux plus m’arrêter, je n’en ai pas besoin ! Je regarde mon tel, je change de musique, rien y fait. Dernière solution, j’appelle un copain, Jeremy qui travaille de nuit. Grosse chance il me répond et on commence à discuter ensemble. C’est vraiment pas facile mais au bout de quelques minutes j’arrive a être plus vif et à ne plus m’endormir ! Je suis sauvé et je reprends un bon rythme !!! Merci Jeremy ! 

J’attaque les sections gravel. La première est très roulante avec quelques pierres mais passe. La deuxième est dans les champs d’Olivier ! Enfin du gravel cassant, il aura fallu attendre 900 km pour avoir du vrai gravel !! (il faut dire que j’aime vraiment quand c’est cassant !) 

Le jours se lève petit à petit, j’ai passé la nuit, les températures sont meilleures. Je traverse des villages très reculés encore mais je passe dans une ambiance ou je profite de ces kilomètres restants. Mon arrivées sera aux alentours de midi, j’enroule la chaîne sans être trop inquiet car mon avance est à ce moment la confortable. 

Je sais aussi que les 40 derniers km se feront en faut plat descendant, ils sont donc gratuits sous le soleil avec un léger vent de dos. Je prends le luxe de m’arrêter juste avant ces kilomètres dans un village pour reprendre à boire, un coca et des gâteaux. 

Ce sont les derniers km, la victoire est acquise sauf problème mécanique, je fais quand même attention mais profite de ce moment là pour passer des coups de fil à mes proches pour savourer. Je sais aussi qu’en arrivant à midi tout le monde sera à l’arrivée et ça sera un moment très très sympathique !!! Au soleil bien sûr ! 

L’arrivée est là ! Je tente un dérapage spectaculaire sous l’arche sans succès… C’est pas grave j’ai enfin gagné mon premier Bikingman 1000 kilomètres ! 

Cette belle place me classe même deuxième du classement général derrière Laurianne. (qui pour la petite blague m’a fait un sprint quand je suis venu l’accompagner sur les derniers kilomètres !)

Merci pour vos encouragements et d’avoir lu ce résumé ! 

La prochaine course sera au printemps maintenant. 

“BikingmanX Maroc” par Maxime Prieur

Les copains du club présents sur cette course nous ont aussi laissé des souvenirs. Je vous invite à vivre en vidéo la course de Clément Bacons !

Retournez au journal pour lire d’autres aventures de Maxime Prieur et des autres membres du gang FastClub.

La TCR 2023 de Julien

Des chiffres impressionnants et un récit avec des anecdotes sur 3 596km. Félicitations Julien pour cette belle course et place à son récit !

Avant course :

Le samedi précédant le départ, j’arrive à Bruxelles en TGV après avoir payé une régularisation de 150€ en raison de la housse en cellophane que j’utilisais. La contrôleuse l’a jugée inappropriée, craignant que ses angles vifs puissent représenter un danger pour un enfant. Je n’avais pas d’autre option (j’ai déposé une réclamation à mon retour, mais j’ai seulement obtenu un avoir de 41€).

Après avoir roulé environ trente kilomètres pour rejoindre mon hôtel, je m’installe devant l’étape du tour de France. Le soir venu, je ne tarde pas pour passer une bonne nuit de sommeil. Le matin il pleut, mais heureusement, la pluie s’arrête juste avant que je parcours les dix kilomètres jusqu’à Grammont, la ville de départ.

Aussitôt arrivé, je file aux contrôles avant de manger et trouver un coin pour dormir en attendant le briefing de 18h00. Des petites averses passent dans l’après-midi mais sans plus. C’est à la sortie du briefing qu’il se met à pleuvoir vraiment fort, ce qui n’est pas sans ajouter de la pression à la situation. Beaucoup de bar, pizzeria, restaurant, avant-toit sont saturés en participants dans toute la ville. C’est dans un Domino Pizza que je trouve une place pour manger et discuter jusqu’à 15min du départ. Bêtement, je laisse mon vélo sous la pluie qui est tellement forte qu’elle finit par traverser le sac mal fermé où se trouvaient mon passeport neuf et le brevet tout juste remis…

Etape 1 : direction la Suisse

À 22h00, le départ est donné dans une ambiance unique éclairé par les torches. Heureusement la pluie a cessé, mais les pavés sont humides. Je tente de trouver une bonne position dans le peloton pour gérer la montée du Mur. Malgré le côté magique des pavés scintillants sous les torches du public, je reste prudent en raison des conditions glissantes.

Ma trace évite ensuite les routes principales, je me retrouve donc un peu isolé. Mes récentes chutes sur routes humides me poussent à être vigilant. Au moment d’enfiler mes lunettes, je me retrouve pourtant au sol suite à une glissade provoquée par un affaissement de la chaussée peu visible de nuit. Heureusement, je ne suis que légèrement blessé, tout comme mon vélo. Un peu de scotch pour réparer, les freins et la transmission fonctionnent bien. Le plus grave, finalement, est  d’avoir troué le maillot tout neuf du Fastclub Café !

La sortie de Belgique est exigeante usante avec constamment des montées et des descentes le long des Ardennes. Entre de belles averses, je parcours 200 km le long des fleuves la Meuse et la Moselle jusqu’à Épinal. Le soleil réapparait en fin de journée, idéal pour se sécher. Mon objectif est de franchir le col de Bussang en direction de Mulhouse, que j’atteints vers 18h. Je m’arrête brièvement pour faire des courses avant de continuer jusqu’à la frontière Suisse à Saint-Louis, couvrant 570 km.

Ma première nuit est perturbée par le bruit des véhicules et le froid. Je parviens à dormir seulement environ 3h30.

Etape 2 : début de la montagne

À 03h16 j’entame l’entrée en Suisse. Une mauvaise indication de Komoot m’oblige à pousser le vélo près de Basel. Mon trajet se passe bien jusqu’au sud de Luzerne, où je me retrouve face à une montée raide de 3 km à 9 % de pente. Au sommet, la route humide se transforme en chemin pavé que je décide de descendre à pied lesté de mon vélo de 17kg. Hélas, je chute dès les premiers mètres. Je réussis malgré tout à descendre sans encombre les 200 mètres de dénivelé restants, toujours à pied. 

Je pédale ensuite sur une vingtaine de kilomètres jusqu’à Amsteg, le pied du col du Saint-Gothard, une longue montée usante de 36 km avec 1600 mètres de dénivelé. La circulation dense m’incite à finir les trois derniers kilomètres sur une version pavée moins roulante mais surtout moins fréquentée. La descente qui suit s’étale sur 70 km avec quelques faux plats jusqu’au départ du parcours 1 : le pied du col de Saint-Bernadino.

L’humidité des derniers jours a fini par causer une crevasse sous mon pied gauche m’infligeant une douleur incessante réveillée à chaque coup de pédale. Je décide de continuer quand même, trop de café dans le sang ! Je m’engage alors dans un petit combat, entre la gestion de la douleur, des portions raides et des rafales de vent de face pendant 36 km de montée.

Par “chance”, la route partage la vallée avec une autoroute bordée par une station-service où j’arrive juste avant la fermeture de 21h00. J’en profite pour prendre des forces avant de terminer l’ascension. Une fois au sommet, une sensation de libération totale m’envahi ! Avec une température de 5°C, je m’habille chaudement et descend pour rejoindre le pied du prochain col où je prévois de me poser.

À 23h34, je découvre une cabane avec des toilettes à proximité et même un piano. Je nettoie et soigne mon pied. Ensuite, je me couche pour environ 3h30 de repos.

Etape 3 : un gros morceau dans les Alpes

Le troisième jour de mon périple commence à 3h42. Je termine le Parcours 1 en grimpant le col de Spluga, plutôt court avec 9 km et 660 mètres de dénivelé. Heureusement, ma douleur au pied a disparu. La longue et ludique descente qui suit le long d’un lac me met en forme pour la journée malgré la faible température de 3°C. 

La suite du parcours comprend une montée exigeante de 30 km et 1500 m de dénivelé, marquée par un trafic intense. Cela m’amène sur le plateau des lacs de Haute-Engadin à 1800 mètres d’altitude avec des vues magnifiques. Je continue, franchis deux petits cols, puis atteins à midi le premier point de contrôle à Livigno. Je prends une pause bien méritée et repars pour le col du Stelvio, une montée de 20 km avec un dénivelé de 1500 mètres. Bien que difficile et surtout pas obligatoire, je tiens à le faire. Avec un feeling pas terrible cette montée est un vrai défi. Mais j’atteins finalement le sommet après une pause pour prendre une glace.

Après la descente vertigineuse du Stelvio, je choisis de chercher un hôtel où passer la nuit afin de bien récupérer après une journée bien remplie. Je perds du temps pour atteindre l’hôtel avec une trace improvisée à travers des champs de pommiers. L’enregistrement est rapide. À 20h30, je me couche en programmant 5 heures de sommeil.

Au réveil, je remarque une lueur sous les rideaux lorsque j’ouvre un œil. Après un moment d’hésitation, je réagis en cherchant ma montre qui a disparu de ma table de chevet. Au final je la trouve enfouie dans la couette et je réalise qu’il est déjà 6h00 !

Etape 4 : paisible en fond de vallée

À 6h34, je repars donc en pleine forme pour la journée qui sera la plus agréable de la course. Je parcours environ 250 km de pistes cyclables et de petites routes, profitant d’une température idéale, de supers jolis paysages, d’un magnifique coucher de soleil, d’un délicieux café et de la solitude. La soirée se passe à traverser de petits villages en savourant du chocolat embarqué sur le vélo !

Le soir, mon objectif est de passer en Slovénie et de m’arrêter dès que possible, près du Parcours 2. Une fois la frontière passée, le fond de carte de mon GPS disparaît, ce qui causera quelques erreurs de navigation jusqu’à la fin en Grèce. Finalement, je fais halte à Jesenice où je trouve un endroit confortable sur un sol qui est resté chaud après avoir emmagasiné la chaleur du soleil toute la journée. Mais la chaleur ne reste pas, le vent se lève et la nuit devient fraîche avec une température de 10°C. Ayant déjà eu beaucoup de sommeil la nuit précédente, je décide de repartir après seulement 1h30 de repos.

Etape 5 : cap vers les Balkans

Je commence ma journée à 2h35 avec quelques difficultés dues à la fatigue. Heureusement vers 5h30, je retrouve mon énergie juste avant d’entamer le Parcours 2 sur lequel se trouve l’auberge qui accueille le CP2. Arrivé à l’auberge en même temps que la gestionnaire, j’ai l’honneur de savourer le premier café de la journée ! Je surmonte ensuite les premières difficultés du parcours, y compris une montée de 5 km avec une pente moyenne de 10%.

S’en suit une descente de quinze kilomètres sur un chemin où je reste prudent en serrant le guidon. Je m’arrête près d’un charmant gîte où un couple accueillant me permet de prendre quelques provisions dans le buffet du petit déjeuner des clients. Dans la plaine qui suit, le vent m’est tantôt favorable, tantôt contraire. Je m’écarte de ma trajectoire à un moment donné, perdant 15 minutes à chercher la bonne direction (l’impression d’une heure dans le vif).

Ma trace me conduit ensuite dans une vallée avec de nombreuses petites montées qui s’avèrent éprouvantes malgré leur discrétion sur le profil. Sous un soleil brûlant, je peine à avancer. La situation finie par s’améliorer avec un vent favorable et un profil plus clément en direction de la Croatie. En soirée, je décide de faire une pause pour un repas consistant tout en m’interrogeant sur l’équilibre entre les calories dépensées et celles absorbées. J’ai l’intention de continuer jusqu’à la frontière de la Bosnie, mais la fatigue m’en dissuade.

Finalement, c’est à 21h13 que je trouve un lieu pour passer la nuit : la terrasse d’un restaurant routier abandonné et tout barricadé. Au moment où je m’apprête à dormir, une voiture s’arrête à côté. La conductrice, aussi propriétaire du lieu, commence à s’inquiéter de ma présence. Après une discussion difficile et à la vue de mon passeport français, elle me propose finalement de m’ouvrir sa porte, ce que je refuse car c’est interdit par la course. Malgré tout, ma nuit n’est pas trop mauvaise et je parviens à dormir environ 4 heures.

Etape 6 : traversée de la Bosnie Herzégovine

À 2h29, je poursuis mon périple jusqu’en Bosnie, atteignant la frontière au lever du soleil. Je passe un premier contrôle, puis reprend ma route avant de me faire interpeler par le douanier du second contrôle où je passe sans m’arrêter par manque d’habitude aux frontières. Il faut bien s’arrêter au deuxième poste de douane ! Je découvre rapidement des villages où le niveau de vie semble moins élevé qu’en France, avec des infrastructures moins développées, notamment les routes. Il est en revanche plutôt facile de trouver de la nourriture et de l’eau dans la plupart des villages, ce qui contraste avec certaines zones rurales françaises délaissées.

Je parcours ensuite une route très dégradée, pleine de trous et de rustines, donnant parfois l’impression de rouler sur des pavés. Heureusement, je rejoins une route principale plus propre, mais le trafic est dense et les conducteurs peu attentifs aux cyclistes, ils se contentent de klaxonner pour avertir de leur présence. Je subit ça pendant une centaine de kilomètres dans une vallée en direction de Mostar.

Vers 19h00, je décide de me faire plaisir dans un vrai restaurant avant de terminer un petit col pour descendre sur Mostar. Cette zone est marquée par de nombreux champs où ont été enterrés des combattants, avec des rangées de croix blanches rappelant celles de Verdun. La descente du col me réserve une mauvaise surprise, avec des portions de chemin qui ressemblent presque à du VTT en raison de leur raideur. C’est difficile, mais j’assume ma trace et garde ma concentration et ma patience : tout à une fin !

Vers 21h30, je réalise que je suis dans une vallée très touristique et animée la nuit. Trouver un endroit calme pour la nuit est compliqué, mais je réussi enfin à Jablanica vers 22h30. C’était sans compter la présence d’un sans-abri que je n’avais pas vu et qui me fait clairement comprendre que je dois partir. Je me déplace alors un peu plus loin, mais ne fais pas attention à ma nouvelle position près d’une gouttière. Environ une heure après m’être endormi, des gouttes d’eau tombant du toit formées par la rosée me réveillent. Le bruit est trop dérangeant pour rester au même endroit. Ma nuit est donc relative avec seulement 3h30 de sommeil.

Etape 7 : la plus dur et donc la plus courte

Départ 3h37 pour ce septième jour de course où je ne me sens pas complètement en forme. Point positif, la route descend principalement jusqu’à Mostar. Je sors de ma trace une fois de plus et me retrouve sur les gros pavés du centre de Mostar. Les rues sont désertes à cette heure, heureusement pour moi.

Par la suite, je dois rejoindre une route en direction du sud vers le Monténégro. Arrivé sur cette route, mauvaise surprise, celle-ci est en travaux pour devenir une bretelle d’autoroute.

Même si elle est simplement fermée par un ruban et que c’est dimanche, je décide de ne pas prendre de risques et de trouver un itinéraire alternatif. C’est alors que survient un problème avec mon levier de vitesse qui glisse sans résistance. Stressé sur le coup, je réalise que c’est simplement le câble qui a lâché. Après quelques difficultés à retirer le morceau resté dans la manette, je repars au bout de 30 minutes avec un câble neuf.

Il est 9h00, la chaleur commence à se faire sentir et il y a peu de commerces. Un serveur dans un restaurant  me prépare un sandwich improvisé, je lui en suis très reconnaissant. Pour me motiver, je décide que je dormirai à un hôtel ce soir, les nuits difficiles s’accumulent et mon genou droit est légèrement enflé et douloureux. De plus, je dois faire face à une portion inroulable avant la frontière.

Une fois au Monténégro, je m’accroche dans la moindre montée pendant environ cinquante kilomètres pour atteindre Nikšić le plus tôt possible. À mon arrivé, je trouve rapidement une borne Wifi pour réserver une chambre. Après une douche rapide et malgré l’heure (17h30), je réussis à obtenir un repas au restaurant de l’hôtel. En fin de compte, je vais me coucher à 18h30 en programmant deux alarmes cette fois-ci : ma montre et mon téléphone pour être sûr de me réveiller à temps !

Etape 8 : l’Albanie un très beau pays

Il est 00h38, je repars avec une sensation de fraîcheur et un genou comme neuf. Je traverse de nuit avec rapidité et facilité la capitale Podgorica, puis j’atteins la frontière albanaise vers 4h30. L’Albanie devient rapidement un endroit qui me plaît. Les habitants sont accueillants, surtout sur la route, où ils prennent soin de dépasser en toute sécurité. Les premiers kilomètres me rappellent le Vaucluse avec un peu de garrigue et le chant des cigales. À l’exception d’une portion peu attrayante près de la mer, le paysage redevient très agréable à parcourir. Je finis par atteindre le CP3 dans la réserve du lac d’Ulza.

Peu de temps après le CP3, je tombe bêtement à la sortie d’un chemin parsemé de gravillons sur la route. Rien de grave mise à part un levier à remettre droit et un pansement sur un genou. Le Parcours 3 est magnifique avec une abondance d’eau qui maintient les arbres et les prairies d’un vert éclatant. Mais il est épuisant car c’est 40 km sur des chemins où la vitesse en descente n’est guère plus rapide qu’en montée en raison des cailloux. Les 1100 mètres de dénivelé négatif sont aussi exigeants que les 1100 mètres de dénivelé positif !

Je fais face à ma première crevaison due à une erreur d’inattention. Le pneu pincé, je réussi quand même à réparer avec du préventif après quelques arrêts pour regonfler. J’arrive en fin de journée dans un petit village où il faut que je trouve à manger. Deux jeunes locaux me dirigent vers une petite supérette qui était sur le point de fermer. Avec un choix limité, j’opte pour des sardines et des cacahuètes pour tenir jusqu’à la prochaine grande ville, Peshkopi, où je pourrai me procurer un vrai sandwich chaud. J’essaye de regonfler correctement le pneu réparé, mais impossible. Pas le choix, je décide de mettre une chambre à air. Au même moment, les 2 jeunes du village me retrouvent et nous réussissons à échanger malgré la barrière de la langue : un instant mémorable ! 

Cette nuit-là, je passe en Macédoine du Nord à 22h30 et la fatigue commence à se faire sentir. Trouver un endroit approprié pour se reposer est compliqué surtout sur une montée à flanc de montagne. Un bout de chemin en cul-de-sac qui ressemble à une décharge, mais avec suffisamment d’espace propre, sera mon choix pour ce soir. Un peu stressé à cause des aboiements de chiens à proximité, je réussi finalement à dormir pendant 3 heures sans problème.

Etape 9 : arrivé en Grèce

Il est 3h29 et la journée commence avec une agréable route. Comme d’habitude, je m’arrête pour prendre un petit-déjeuner dans une station ouverte 24h/24. Je ne suis visiblement pas le premier à discuter avec le caissier. Un petit col m’attend ensuite pour me réveiller et retourner en Albanie où je pédale le long du lac d’Ohrid pendant 30 km. L’ambiance balnéaire me pousse à faire une pause en terrasse pour prendre un café.

Mon déjeuner se déroule dans une ville assez grande, Korçë, où même à vélo la circulation est chaotique. De vastes vallées où les herbes sont brûlées par le soleil m’occupent tout l’après-midi, la chaleur est intense et les routes sont en mauvaises état. Plus je me rapproche de la frontière, plus les routes deviennent impraticables avec de nombreuses portions non bitumées. Pour ne rien faciliter, je fais une erreur en ratant un carrefour et en tentant un raccourci à pied, ce qui se révèle être une mauvaise décision. Progresser devient vraiment difficile puisque je ne peux pas profiter des descentes. Ce n’est qu’une fois à la frontière avec la Grèce que je trouve une descente en bon état, mais là encore, une mauvaise surprise m’attend à la sortie d’une courbe avec 400 mètres de route totalement décaissé sur 15 cm de profondeur. Freinage d’urgence obligatoire !

À 18h30, je suis ravi de franchir la dernière frontière de mon périple. En plus, c’est la fin de la journée où je me sens généralement mieux, ce qui me motive à nouveau après cet après-midi difficile. Moins bien, je vis mon premier face-à-face avec un chien depuis le début de la course. Il a surgi de côté alors que je roulais à environ 35/40 km/h, ce qui m’a fait dresser les poils des jambes et m’a donné un regain d’énergie semblable à un booster ! Mon objectif est d’atteindre Ioánnina pour manger et me reposer un peu avant de trouver un bel endroit pour passer une bonne nuit. Je veux être en forme pour le Parcours 4 du lendemain qui s’annonce difficile. Je m’en sors plutôt bien en trouvant un excellent emplacement vers 23h. Il n’y a ni chiens, ni bruit, ni froid, je suis à l’abri et au pied d’une montée. Je me programme 4 heures de sommeil, ce qui s’avère être ma meilleure nuit dehors depuis le début du périple et cela tombe à point nommé !

Etape finale : dernière ligne droite 

À 4h49, je me lance dans une montée de 700 mètres de dénivelé aux mille lacets. Puis une rampe de 4 km à 10% est le prix à payer pour rejoindre le Parcours 4 en début de matinée. Je trouve de l’eau en chemin, de la nourriture et un café, ce qui me prépare pour la grande étape de la journée : 20 km de chemin pour atteindre un col à 1500 mètres. Par chance, je me sens en forme au bon moment, ce qui facilite le passage. Seuls les 400 derniers mètres de dénivelé nécessitent de marcher, soit environ une heure. Vient ensuite une longue descente éprouvante pour les bras et les mains, même pour quelqu’un d’habitué au VTT !

La journée continue sur une route assez “sauvage” jusqu’au fond de la vallée où je ressens un grand soulagement après 4 heures d’efforts assez intenses. L’après-midi est souvent difficile pour moi, mais cette fois-ci le profil de la route est plus clément, le paysage est agréable, et la circulation est légère. Je roule donc bien jusqu’au CP4 aux Météores. Après une pause pour déguster une énième glace, je décide de maintenir ma route plutôt que de suivre la tendance de nombreux concurrents qui font demi-tour pour un profil plus plat. Les 10 km de gravier au début de ma trace sont plutôt roulants. Des routes tranquilles font ensuite leur apparition, ce qui n’était pas garanti pour un bord de mer.

La nuit tombe et je remarque une lueur rouge au loin. En progressant, je réalise que c’est un incendie et que je vais pile dans sa direction. Arrivé aux pieds à Paraskevi, je constate que cela ne semble pas inquiéter les habitants et les touristes. Je m’arrête donc pour un repas vers 22h00 et repart pour rouler toute la nuit. Je me sens bien et je me rapproche de la fin de mon périple. Avec “seulement” 300 km restants je décide de basculer en mode courtes pauses. Mais la nuit comporte plusieurs montées dont un tronçon hors route et un col de plus de 1000 mètres, ce qui la rend difficile. La descente de ce col est rendue complexe par la fatigue, mais la route est large et en bon état, ce qui me permet de gérer d’éventuelles erreurs.

J’arrive à Kateríni à 4h00 du matin où je trouve de la nourriture facilement, y compris un café. Ensuite, je me lance dans 130 km de terrain plat et vallonné pour rejoindre le parcours final, mais la circulation devient de plus en plus dense. Le jour se lève, créant une humidité insupportable due à la chaleur associée aux rivières proches de la mer. La traversée du fleuve Vardar est dangereuse car le seul passage est une autoroute à quatre voies. Après deux kilomètres d’efforts intenses, je parviens malgré tout à le traverser rapidement et sans encombre. En revanche, mes jambes commencent à refuser l’effort après plus de 24 heures sans pause. Je décide alors de faire une pause de 30 minutes avec une petite sieste pour récupérer.

Je réalise que mon état est surtout mental et je me lance dans une bataille cerveau contre muscles jusqu’à la fin. J’entame le parcours final de 140 km à 15h, en sachant déjà que je ne profiterai pas des bons moments que procure une arrivée en soirée quand il y a un peu plus de monde pour vous accueillir qu’en pleine nuit. Ajouté à ça, le soleil qui tape sur le casque me donne mal à la tête. Les 20 premiers kilomètres sont particulièrement pénibles sur un chemin à travers une forêt dense et sans vue. Les passages sablonneux,  la température qui atteint 40°C et les descentes difficiles rendent ces premiers kilomètres absolument épuisants.

Par la suite, je trouve de la nourriture et des glaces dans chaque village traversé (ce qui me permet de tenir le coup). A ce stade il reste 90 kilomètres avec plus de 1500 mètres de dénivelé positif. Ma lucidité commence à me faire défaut, je percute maladroitement un nid-de-poule qui crève directement mon pneu. Les montées se succèdent sans fin, le sable refait son apparition et des chiens agressifs entre en scène. Je suis tellement épuisé que je les ignore complètement. Plongé dans un état à mi-chemin entre le rêve et la réalité, je laisse mon esprit divaguer en imaginant des histoires sur le bord de la route. Je m’arrête brièvement puis réalise que je suis seul avant de repartir dans la bonne direction, c’est l’essentiel !

Je me secoue et il semble qu’une nouvelle vague d’énergie est là pour les 30 derniers kilomètres. Il reste encore une montée pour atteindre Thessalonique, mais elle ne me pose aucun problème, tout comme les côtes qui suivent. À 2h00 du matin, je termine la TCR en roue libre au bord de la mer, ma première (très) longue course !

Mon arrivée est sobre, avec seulement deux concurrents qui ont récemment franchi la ligne d’arrivée en plus de David de l’organisation. Ma plus grande et agréable surprise survient lorsque mon frère m’appelle à cette heure ! Rien qu’à ma voix, il comprend que je suis au bout de mes forces. Je réalise à peine l’ampleur de ce que je viens d’accomplir en « 11d 4h 15m ».

Après course :

Je me dirige immédiatement vers un hôtel, malgré l’heure. D’ailleurs, je serai réveillé par un coup de téléphone de la réception à 13h… Heureusement, ils se montrent compréhensifs et ne me facturent pas une nuit supplémentaire, car j’aurais dû quitter la chambre à 11h !

Je profite des quelques jours de vacances à Thessalonique  avant d’entamer le retour qui prendra deux jours. J’évite l’avion donc la solution c’est : bus, ferry et train !

Merci pour vos messages, avant, pendant et après ! A tous : amis de loin, de prêt, de la communauté des ultras, des membres du Fastclub Café, des collègues du travail et de la famille !

Personnellement ça a été une belle aventure. Moi qui aime la montagne je n’ai pas de regret. Entre les routes interdites, la position des CP et le soin apporté pour éviter les gros axes le parcours a été plaisant. Sinon contrairement à ce qu’on pourrait penser ce n’ai pas la course où j’ai fini dans le pire état. Totalement débutant dans une course de plus de 10 jours mon expérience dans les plus courtes (5.5jour max)  m’a amené à être vigilant sur ma gestion. Peut-être trop avec 30% du temps à l’arrêt ? Je ne pense pas. Car dans les faits et après 3 mois je ne me pose toujours pas la question d’où j’aurai pu faire mieux pour gagner quoi…. L’essentiel était le plaisir et la découverte et ça le restera !