Le Bikingman 555 Vercors de Captain Max

Le rendez-vous avait été pris en Corse, Axel Carion m’avait dit « tu fais quoi le dernier weekend de juillet ? On va faire un Bikingman Gravel et ça devrait te plaire !»  Honnêtement il ne m’en faut pas plus pour me motiver, j’ai mon vélo de gravel depuis un an et je voulais le tester (et me tester) sur du gravel longue distance !

Avec le club le programme était parfait ! JUJU Marty, George, Richard et Christophe prévu au départ ! Une grosse partie de rigolade en prévision. Manque de pot pour l’équipe du Sud-Ouest au dernier moment George et Juju ont déclaré forfait, je me suis retrouvé à devoir faire les 9h de route tout seul comme un grand ! Heureusement que George se sentant coupable de ne pas venir (Covid) a demandé à sa chère et tendre Nathalie de me prêter une voiture qui roule impeccable et que j’ai récupéré mon intendant (mon père) à Avignon pour les 3 dernières heures de route et pour le weekend !! 

Revenons au vélo, changer de vélo entre celui de route et de gravel change aussi la position, j’ai dû vraiment étudier les réglages et changer quelques pièces chez Supervelo afin d’être sûr de partir rassuré pour les 500km ! Il s’agit de ne pas se flinguer un genou. La semaine avant j’étais parti le tester sur un 200 km et tout c’était bien passé ! Ça ne va pas très vite mais le vélo garde un très bon rythme ! 

On arrive au détails du Vercors ! Sur le papier c’est 500 km, 12000 mètres D+ avec 20% de Gravel… Heureusement que l’équipe Bikingman avait fait une vidéo de la reconnaissance avec des parties compliquées en Gravel car sinon je serai parti avec mon vélo de route en disant « c’est bon il y a que 20% de chemin » ! Sur les conseils d’Axel Carion dans la vidéo je choisi des pneus en 700×40 des WTB Byway, ils ont une bande de roulement slick sur le centre, ça me permettra d’avoir un peu de rendement sur la route et les crampons sur le côté m’assureront du grip dans les virages en gravel ! (Première surprise lorsque je les monte, je suis obligé de mettre deux doses de préventif car ils perdent de la pression…affaire à suivre)

Pour le reste de l’équipement c’est une sacoche Miss grappe sur le top tube, une mini sacoche de selle, une paire de lampes Exposure, un gps garmin avec sa batterie supplémentaire, un multi tools, une chambre à air, un Kway, un couteau et des couvertures de survie ! Avec ça je suis prêt ! 

On arrive à l’heure de l’enregistrement et du briefing, c’est très sympa de retrouver les copains sur place, on se sent en famille (et en plus il y a du café Fastclub)! Pour cette première sur ce format là nous ne sommes qu’une quinzaine au départ. 2h avant le départ éclate un bel orage de montagne, ça ne vas pas être la même course que prévue, on se réfugie tous dans la salle de l’office du tourisme et là… On peut sentir la tension de tous les participants, on sait tous dans quoi on s’embarque et celle belle pluie qui mouille vraiment n’est absolument pas rassurante, la belle balade prévu se transforme en une belle galère…(Surtout avec ma bande de roulement slick des pneus!) Axel pose une question pendant le briefing « qui ne pense pas finir ? » Pas une main ne se lève ! C’est du sérieux la !

La pluie s’arrête plus ou moins et on prend le départ ! Les kway sont de sortie, on roule jusqu’à la sortie de Villard de Lans derrière la voiture d’organisation et on s’engage directement dans un col ! 

Je pars dans les premières positions du groupe et dès que cela monte je prends un rythme soutenu (mon point fort n’est pas sur les premiers km habituellement du coup j’essaie de m’améliorer en partant plus vite) Assez rapidement je m’aperçois que les autres partent plus en gestion car lorsque je me retourne il n’y a plus personne ! J’arrive au sommet du premier col par un peu de gravel sur la fin, c’est magnifique, je suis sur un plateau brumeux, j’admire le paysage en roulant ! Je pars dans la descente à fond sur un chemin de 4X4 je me fais déjà quelques frayeurs ahah trop d’attaque ! J’arrive en bas, je reprends la route et enchaine toujours sur un bon rythme. C’est plutôt route à ce moment-là, il s’est arrêté de pleuvoir, je passe dans des endroits magnifiques, un col raide aussi. Je croise l’équipe de l’organisation, on échange 4 mots, Didier me dit, pas mal t’as un peu d’avance ! 

J’enchaine sur la descente toujours remonté pour faire une belle course sur un bon rythme, ça remonte, on repasse sur du gravel, on passe ensuite sur du gravel un peu plus engagé et ça fini par un GR bien raide en descente !! (Heureusement pas très long) Je loupe un croisement en bas de la descente, je remonte à pied et reprends la trace rapidement. J’arrive en bas, on croise une nationale, je sens le vélo un peu mou sur l’arrière… C’est le drame, crevaison roue arrière au kilomètre 100. Je m’arrête et regarde, c’est une épine qui s’est plantée dans le flanc du pneu, aucun souci j’ai mes 2 doses de préventif ! Je mets le trou en bas, recommence à gonfler pour y faire passer du liquide et ainsi colmater… Pff foutaise, ça ne fonctionne pas. Je démonte la roue pour m’y prendre mieux. Pareil, bon, j’ai une chambre à air de secours, je l’installe dans le pneu plein de liquide. A ce moment la Damien et Florent me passent en me demandant chacun à leur tour si tout va bien et si j’ai besoin d’un coup de main (c’est ça aussi l’ultradistance !) Je gonfle, enlève la pompe… Surprise, l’obus de ma chambre reste dans la pompe, je le revisse dans la valve et recommence, pareil ! Bon ça commence à faire un moment que je suis là, je m’applique (je serre mon obus dans la valve à la main car je n’ai pas de pince !) et je reprends la route ! 

Rapidement je reprends Florent, on discute un peu, il me dit qu’il a le genou douloureux et qu’il fera le point au CP (250 km), je continue ma monté car nous sommes dans un col, une fois au sommet de la route on continue l’escalade de la montagne par les chemins, je croise Bébert qui m’encourage, ça fait toujours plaisir ! J’arrive sur des portions très raides sur la roue arrière de Damien, c’est tellement raide qu’on pousse les vélos à ce moment-là, on en profite pour discuter ! Il me promet une chambre à air si je re-crève ! On discute expérience, braquet de vélo, c’est très cool ! Je m’échappe sur la fin de montée (je compte bien reprendre de l’avance au cas où il m’arrive une autre galère) Je bascule dans une magnifique descente que je prends à fond ! (Les pneus en 40 sont très rassurants dans les virages) arrivée en bas km 120 j’avais repéré une ville ravito, je m’engouffre dans le premier bar que je croise, je commande un coca et pose mes 2 gourdes sur le comptoir avec un billet de 5 euros, je ressors des toilettes, le coca est servi sans glaçon, les gourdes sont pleines et le paiement a été fait ! Je m’envoie le coca cul sec et reprends la route ! 

Je prends à ce moment-là le col de la machine, je croise l’équipe média, on blague, ils prennent plein de photos, vraiment à chaque fois ça fait plaisir de voir des personnes qu’on connait ! Dans la montée j’en profite pour appeler Clement (copain du club) pour faire le point sur les écarts ! Je n’ai pas beaucoup d’avance à ce moment-là. Les km s’enchainent bien, plutôt sur route à ce moment-là, j’arrive au km 170, j’ai noté un bar restaurant « la passerelle «  ou je dois m’arrêter remplir mes gourdes et prendre des forces avant la nuit, je ne le vois pas en traversant le village de St Martin le Colonel… Jean Marc et Karine m’appellent pour prendre des nouvelles, je leur raconte mes histoires de crevaison et que je n’ai plus de chambre de secours… Karine me dit pas de souci, je vais mettre le pain des voyageurs devant la fenêtre ça te portera bonheur ! Vue qu’elle est corse je ne discute pas… J’arrive à Oriol en Vercors et là, je vois un tout petit panneau à 50 mètres, «La passerelle Snack Bar»  !!! J’y jette le vélo, commande un café et un coca, j’en profite pour raconter des blagues, je suis tellement content de ne pas l’avoir raté ! 

C’est reparti et je plonge dans la nuit, les KM se passent sans souci, je reprends de l’avance doucement, tout va bien. J’arrive au Check Point ! KM 250, j’en profite pour me faire 2 cafés Fastclub, ma salade de pâte en sachet zip, banane, bonbon la totale ! Lorsque je repars je ne sais pas encore dans quelle galère je vais tomber ! 

3 kilomètres après le point de contrôle j’arrive sur le bord d’une grange, le chemin est complément recouvert par la végétation et c’est un mur à monter ! Je fais ce que je peux, c’est des raides, c’est quasi de l’escalade en portant le vélo ! J’arrive au sommet, je suis le gps, je retrouve une route ! Quelques minutes plus tard, j’arrive sur une maison qui me dit quelque chose, un pont après que je ne reconnais pas et là… La grange de toute à l’heure ! Je viens de faire une boucle sans ne m’en rendre compte ! C’est le bordel. Je regarde plus précisément mon gps (il est 3h ou 4h du matin) et je reprends la montée dans les ronces. L’organisation m’appelle «Max qu’est ce que tu fais !!!, t’es hors trace ! » Je change de trace sur mon gps (j’utilise un doublon de sécurité que j’avais préparé, je me dis que j’ai une erreur dans le premier) je continue et aperçois des lumières derrière moi dans la pampa, c’est Clément. Je trouve enfin le chemin et reprends la route ! La boucle supplémentaire m’a couté 5,5km 270m de dénivelé et 38 minutes…

David des Race Angels me rappelle et je donne un tuyau pour trouver le chemin mais finalement le tronçon sera supprimé. Il me dit que les deux derrière moi galère pas mal aussi ! (Ce n’est pas plus mal, je reprends mon avance perdu). Je roule toujours en pleine nuit, je regarde derrière moi car il me semble avoir aperçu de la lumière et je me prends le talus ! Aller je finis par terre mais rien de grave je repars, les parties Gravel sont beaucoup plus régulières à ce moment la, je rencontre de jolis patous, quelques petites parties du parcours ne sont pas évidentes, je pousse pas mal mon vélo. 

Petit à petit le jour se lève et je suis dans une longue montée avec une vue incroyable sur le Mont Aiguille, le col se finit en Gravel, il est pas loin de 8h, j’attends les prochains villages avec impatience pour prendre un petit déjeuné ! Je passe devant une auberge « La grange aux loups » il est écrit sonnez et avancez vous. C’est très très mignon, des petites tables, des fleurs, on est chez les hippies ! Je commande un café, il me répond expresso ou cafetière ! Je préfère largement le café cafetière, il m’en sert un bol (de la taille d’un saladier, il a compris que j’en ai besoin !) et me laisse la carafe sur la table ! Ça fait partie des moments intemporels en pleine course. 

La course continue, les portions gravel sont régulières et très physiques, il me reste encore 2 cols solides cols de 20km, arrivé au bas du premier je trouve une boulangerie, je me ravitaille largement et rapidement. Quelques km plus loin ma cousine et mon cousin m’encourage sur le bord de la route ! Je m’arrête leur faire un bonjour et continue, la montée est très dure, les nombreuses pierres font des chocs dans la selle et avec les km passés ça commence à faire mal, la danseuse est impossible car sinon je patine ! 

S’en suis de long km sur des faibles vitesses, je m’arrête chez des gens pour demander de l’eau, je roule, je roule, les jambes n’ont plus beaucoup d’énergie mais ça suffit pour avancer ! Dernier col, il reste 20km de descente après, c’est gagné je m’en rends de plus en plus compte. La descente… pas un centimètre de terre, si je lache les freins je me fais secouer, si je freine je me fais secouer, une galère qui m’achève bien sûr. Je suis même obligé de m’arrêter car j’ai l’impression de m’être cassé un os de la main !

L’équipe de tournage me rejoint, sur les derniers km, on filme, ça fait plaisir l’arrivée est proche. A l’entrée de Villard de Lans m’attendent en vélo ma cousine, mon cousin et Bébert qui a trouvé un vélo ! On fait le dernier km ensemble et on rentre dans Villard. 

La ville s’est levée des tables des restaurants, le speaker convie tout le monde à m’applaudir, c’est incroyable, avec la fatigue je ne me rends pas bien compte, j’attrape mon vélo et le soulève pour faire une arrivée comme Philipe Gilbert ! (Quand j’y repense c’était dingue !!!)

Ça y est j’ai fini la course en 29h38 ! Je me prête aux jeux des photographes avec beaucoup de plaisir ! J’ai remporté la course !! Et il faut dire l’ambiance de l’arrivée était vraiment incroyable et inattendue !!! Merci Villard !!!

Si je dois faire un résumé, les 20% de Gravel ont représenté au moins 50% du temps, je m’attendais à une épreuve gentille de 500km sur route et pas du tout, la difficultés venait du dénivelé et du Gravel. C’est clairement une épreuve Gravel qui mérite son appellation, l’an prochain si je reviens je prendrai 1 chambre à air de plus et surement des pneus en 700×45 !!! Cette visite express du Vercors était incroyable et le fait de partager le circuit entre les chemins et route permet de vraiment profiter des paysages. 

Merci le Vercors, Merci le Bikingman, Merci pour les encouragements et félicitations à distance et Merci à ceux qui étaient présent. Merci aussi à Emilie pour sa patience au téléphone ! Bravo à Christophe et Richard aussi !!!

La sortie sur Strava : https://www.strava.com/activities/7554677013

La Race Across France 2600km de Christophe

Bonjour à tous, aujourd’hui c’est un grand jour, on vous présente et on interview un membre très très solide du club : Christophe Coulomb !!! A savoir déjà, que nous sommes très fiers qu’il soit dans le club, son engagement physique et sa sympathie son reconnu dans le monde entier ! 

Pour rappel très très rapide, Christophe est un multi-finisher de Bikingman et rien que cette année il en est à : Un bikingman Portugal (top 10), un Bordeaux Paris et une Race Across France 2600km !!!! 

On va revenir avec lui sur la RAF justement. 

Salut Christophe, 

Comment vas-tu ? C’est dingue tous ce que tu as fait depuis ce début d’année, tu arrives à récupérer ? 

Salut Max, ça va je récupère doucement. J’avoue avoir eu un gros coup de fatigue au retour de cette RAF qui m’a demandé beaucoup d’engagement physique et mental. Je traîne encore quelques douleurs à l’aponévrose, dans les mains, et au genou gauche, mais sinon ça va 🙂.

 Pour parler de la Race Across France, comment t’es-tu préparé ? C’est une épreuve plus longue que les autres ultra que tu avais fait, tu as pris un coach ? 

Je suis coaché par Arnaud Duval de chez Pic de Forme depuis juin 2019. C’est grâce à lui que j’ai découvert les différentes filières à travailler et la construction des séances d’entraînement. Arnaud me concocte des plans d’entraînement spécifiques et adaptés à mes objectifs, qui m’ont permis d’évoluer et entreprendre des défis qui me semblait inatteignable. Globalement, pour la RAF, j’ai intégré le Bikingman Portugal début mai puis Bordeaux Paris fin mai. L’entraînement lui-même est constitué de séances en travail spécifique sur home trainer et en extérieur pour la partie endurance notamment. 

Sur une épreuve de 2600km la gestion des nuits n’est pas la même que sur une course de 3 jours, avais tu prévue une stratégie spéciale ? Hôtel réservé à l’avance ?  Tente sur le vélo ? Duvet et cousin confortable ? 

Effectivement au vue de la longueur de l’épreuve, j’avais pointé des lieux de potentiel stop à l’hôtel pour pouvoir optimiser la récupération en plus des pauses micro sieste ponctuelles à l’envie sur le long du parcours. Je n’avais rien de réservé pour me laisser un maximum de liberté. Pour ce qui est de l’équipement embarqué j’étais équipé de ma fidèle doudoune et de mon bivvy qui permettent de me poser n’importe où.

En te suivant à distance on a pu voir que vous avez eu des conditions météo horrible, la course a même était arrêté à un moment, as-tu pensé à abandonner à cause de ça ? Etais-tu bien équipé pour de telles conditions ? 

La météo a été dantesque. C’est rapidement devenu pour moi une épreuve dans l’épreuve. J’ai plutôt la tête dure mais ces conditions m’ont fait vacillé mentalement. Ça a été une vraie claque pour moi tant le niveau de difficulté perçu fut important.

Je n’ai jamais pensé à abandonner car pour moi l’abandon n’est pas une option. Par contre au deuxième jour de l’épreuve, le fait d’être dans l’humidité permanente dans le cuissard m’a provoqué des douleurs de selle d’une extrême intensité. Je me suis retrouvé à transpirer de douleur sur le vélo. Je ne pouvais plus tenir la position assise très longtemps, ce qui m’a conduit à rouler plus en danseuse et ce qui a entraîné de nouvelles douleurs en réaction en chaîne. A ce moment précis j’étais inquiet et je me suis interrogé sur ma capacité à pouvoir continuer et résister mentalement, si toutefois le niveau de douleur devait s’accroître. Ensuite c’est la répétition des orages violents entraînant le fait de se retrouver arrêté brutalement et d’être complètement trempé à chaque fois qui me minait moralement. Je me suis donc surpris à me sentir faible et assez abattu, mais sans pour autant penser à abandonner.

Pour l’équipement, clairement je n’étais pas assez équipé pour affronter de telles conditions. Un pantalon ou short de pluie aurait été un atout de taille pour éviter de macérer dans une moiteur permanente dans le cuissard. Pour le reste, je m’interroge encore sur le type de vêtements à même de pouvoir affronter ce type de météo.

Sur une course aussi longue, le classement est accessoire, tu regardais de temps en temps ou cela ne compter absolument pas ? 

Je m’étais fixé un objectif personnel de 7 jours. Mais ma condition physique a été mise à mal très rapidement. Il n’était donc plus question de performance mais de survie. La course est devenue une aventure, un parcours initiatique où il m’aura fallu vaincre mes souffrances et user de beaucoup de ressources mentales pour ne rien lâcher et aller au bout quoi qu’il arrive. La notion de défi personnel a pris tout son sens sur cette épreuve. Le classement n’avait donc plus rien à voir avec ce que j’étais en train de vivre et était absent de mes préoccupations.

Peux-tu nous décomposer ta course en plusieurs point clés ? Par exemple si tu devais nous raconter les 5 moments important de la course ça serait quoi ? 

Le 1er moment clef pour moi c’est le 2eme jour. Jour de souffrance intense. Les douleurs de selle entraînent une sensation brûlure qui ne me lâche pas. La position assise devient une torture, je compense en me mettant en danseuse. Les heures passent et c’est maintenant mes mains et mes pieds qui me font souffrir comme si j’avais des hématomes. J’ai l’impression que mon corps m’abandonne et c’est dur quand t’as la tête qui veux avancer. J’essaie de diriger mon esprit sur autre chose, je mets de la musique, le doute s’installe.

 Le 2eme moment mémorable a été la traversée du centre de la France. La Sarthe notamment qui m’a semblé interminable. Des lignes droites à perte de vue dans lesquelles j’étais littéralement collé, sans compter la difficulté de conserve la position  assise sur le vélo. L’objectif de rejoindre Nevers s’apparentait alors une longue traversée du désert.

 Le 3eme, l’arrivée à Nevers interminable sous les éclairs qui fendaient l’obscurité du ciel. La recherche désespérée d’un hôtel à 3 heures du matin une heure durant. Pour finir par devoir aller dans une zone commerciale faute de trouver une chambre au centre de Nevers.

Arrivée sur la zone commerciale, nous essuyons un orage accompagné d’une pluie torrentielle qui nous trempe intégralement.

Nous trouvons enfin une chambre dans le seul hôtel dispo, un hôtel 1ere classe. Il s’avère que cette chambre est climatisée à outrance et est dépourvue de tout moyen de chauffage ou séchage…

 Le 4eme fut encore à l’occasion d’un orage de folie à Doussard, avec pluie et vent violent qui coupe court au projet d’ascension de la Colombiere. Je trouve abris sous une avancée de garage, en compagnie de Aurélien Mekil et Thibaut Langlet, 2 belles rencontres sur cette RAF. On finira chez le couple qui habite cette maison et grâce à qui nous trouverons une tente dans un camping tout proche.

Situation purement improbable et inoubliable !

Pour le 5eme moment, je retiendrais le moment où je me suis retrouvé dans un lavomatique, quasiment nu comme un vers pour mettre mes vêtements au sèche-linge après avoir subi un orage dans le col du Télégraphe. Ce qui me permis d’entreprendre l’ascension du col du Galibier presque sec. Bon la visière de la casquette Fastclub en aura pris un coup…

As-tu quelques mots pour nous parler de ton matériel ? Ton beau Dilecta bien sur ! 

Je suis effectivement soutenu par la marque Française DILECTA. Je roule avec le modèle route Leblanc.

Le cadre est constitué de tubes Colombus HSS Spirit en acier et assemblés par l’atelier CYFAC. Il s’agit donc d’un vélo artisanal et durable. Pour les périphériques il est équipé en cintre potence et tige de selle DEDA. Le groupe quant à lui est un Chorus Campagnolo.

Ceci correspond à mon éthique. L’envie de rouler avec un vélo qui ne soit pas issu d’une production industrielle de l’autre bout de la planète et constitué de matériaux durable.

J’ai roulé ce vélo sur la CORIMA, Paris-Roubaix, Bikingman Portugal, Bordeaux Paris et Race Across France. Et je dois dire que j’en suis vraiment satisfait. L’acier apporte un équilibre dynamisme et confort qui est vraiment appréciable sur les longues distances et les revêtements chaotique.

 Bon nous en sommes déjà à 4 pages, le mieux pour continuer et de venir rouler avec toi, quelles ont été tes erreurs sur cette course ? matériel, gestion ? 

Je pense que j’aurais dû partir mieux m’équiper pour la pluie sur cette épreuve. Ce qui m’aurais permis de me préserver physiquement et de pouvoir rouler de façon continue.

 As-tu un mot pour la fin ? 

   Je remercie toutes les personnes qui m’ont suivi et soutenu tout au long de cette épreuve, DILECTA et la Fastclub family, ça fait chaud au cœur !

L’ultra est une pratique qui m’apporte énormément de choses. Un mélange de rencontres, d’aventure, de voyage, de situations incroyables ainsi que la possibilité de se retrouver face à soit même dans un rapport au temps calé sur la course du soleil.

Je n’aurai jamais pu imaginer vivre autant d’aventure depuis ma 1ere course ultra en 2020. Si vous êtes tenté par l’aventure allez y foncer ! Avec de l’envie une bonne dose d’abnégation à l’entraînement vous vous ouvrirez le champ des possibles vers des aventures extraordinaires !!

Merci Christophe ! C’est dingue ! A très vite sur le vélo et bonne recup ! 

Ps : quels sont tes projets pour la suite ? 

J’envisage la 555Vercors qui a lieu fin juillet.

Faut que je trouve un gravel et que je récupère un minimum physiquement.

Je vais m’aligner sur une ultra à la maison, le Grand Tour de Lyon 400km , le 24 septembre.

 A bientôt 

 Christophe 

Suivre Christophe sur Strava : https://www.strava.com/athletes/christophe_coulomb

Sur Instagram : https://www.instagram.com/christophe_coulomb/

Le Grand 8 des Pyrénées par Clément

Salut Clément, on te voit en permanence rouler sur les comptes Fastclub et notamment sur Le Grand 8 des Pyrénées fraîchement fini.
Comment vas tu ? Tu arrives à marcher ?

Salut Max, c’est vrai que depuis quelques temps je me suis fait embrigader par la meute Fastclub et que j’essaie de contribuer à la belle folie de ce club/association de copains.

Écoute je vais très bien ! J’ai même réussi à rentrer direct en voiture (pas en vélo non) sur la côte !! Bon j’avoue que j’ai dû m’arrêter sur une aire d’autoroute prendre un café (bien moins bon que le  »Finisher » de chez Fastclub) et que les 35 dernières minutes c’était karaoké les fenêtres ouvertes sur l’autoroute haha !  Les jambes sont lourdes mais la récup est bonne.

Alors peux-tu nous parler un peu cet événement, le concept est de faire 8 cols dans la journée et au départ de Luz St Sauveur il y a le choix. Laurent l’organisateur nous avait préparé une très belle liste : Tourmalet, Hautacam, Tramassel, Aubisque, Soulor, Luz Ardiden, Col des tentes et cirque de Troumousse.

L’événement est simple, Laurent nous a donné la liste des cols à franchir que tu as cité et à nous de décider l’ordre ainsi que le parcours pour essayer d’arriver au sommet de chacun dans un délais de 24H.

On avait un tracker qui permettait notre sécurité mais également de confirmer qu’on avait bien validé les cols.

Pas de classement, pas de pression, chacun à son rythme pour en faire le plus possible ! 

Des paysages sublimes en perspectives, en plus on avait une météo de folie ! Une journée parfaite pour faire du vélo entre copains.

Tu les avais déjà tous roulé ?

C’est un peu la Vallée des Pyrénées que je préfère ! Donc on peut dire que je les avais poncés quelques fois oui !

Seul le Cirque de Troumousse m’était inconnu, une sacrée belle découverte c’était grandiose ! (ma tête en photo au sommet aussi ! ahaha) .

Lorsque tu as préparé l’itinéraire pour le club tu avais 285km et plus de 8000 de dénivelé, la sortie s’est-elle passé comme tu l’avais imaginé (ou préparé mentalement) ?

Tout d’abord pour le choix définitif de l’ordre des cols et donc du sens du parcours, c’est en discutant avec Tom que cela s’est finalisé, on peut le remercier aussi.

Ensuite je vais répondre en toute honnêteté ! OUI et NON ahaha ! Perso j’avais conscience que c’était un sacré chantier mais quand j’ai dit aux copains qu’on allait rouler de nuit je crois qu’ils n’y croyaient pas trop !! Et effectivement c’est ce qu’on a dû faire pour le dernier Luz ardiden.

Après je pense qu’on a un peu sous estimé l’effort , ça reste concrètement un événement qui nécessite une prépa physique solide et qui peut être l’objectif de l’année.

Une sortie à 8000 de dénivelé, cela reste une sortie d’exception.

Après sur le plan Mental il fallait aussi être prêt, j’ai eu un gros coup de mou sur le Cirque de Troumousse justement et si mentalement je n’avais pas vécu des sorties dures auparavant j’aurais pu bâcher à ce moment là !

Au final dans le col suivant, le col des Tentes je me suis refait la cerise et j’ai fait une très belle montée !

On a quand même fait les panneaux sur une grande partie du parcours et on a essayés de lâcher les copains sur les sommets des cols (hein Max??!!).

Donc on peut quand même dire que tout s’est bien passé, les 8 cols ont été grimpés et la rigolade était plus que présente. 

Sur les Grands 8 le concept est de réaliser un défi et non de s’occuper de la vitesse, on a donc le temps de profiter abondamment des ravitaillements, tu peux dire que tu en as profité ? Quel était ton péché mignon sur les ravitos car il y avait le choix on peut dire !!

Non mais c’était exceptionnel ces ravitos ! Au Col du Soulor avant de revenir sur Luz st Sauveur me suis acheté un Sandwich en pensant que ça allait être comme la plupart des ravitos (orange, pate de fruits ect).

Quelle erreur de ma part, c’était tout simplement royal !

J’avoue que je suis resté un petit moment sur le bol de Saucisson ahaha, mais il y en avait vraiment pour tous les goûts, sucré ou salé, croquant et gourmand ! On a d’ailleurs un peu trop traîné je crois. En plus il y avait la voiture Fastclub avec la machine à café (14 litres de café passé dans les 24 heures !), on avait presque plus envie de repartir !

Et le summum fût la découverte de la pizza juste avant d’attaquer le dernier col de nuit.

Vraiment une Organisation au TOP. On pouvait repartir pour 100 bornes ! 

Peux-tu nous parler de l’ambiance et des participants ?

L’avantage de cet événement, c’est qu’il n’y a pas de classement. Donc de suite l’ambiance est différente. Malgré la difficulté de l’épreuve, on a pu bien rigoler avec tout le monde, s’encourager car on se croisait souvent au final et c’était vraiment un petit plus pour se remotiver dans les moments difficiles.

Je crois qu’à Luz st Sauveur à la base de vie, tout le monde connaît Fastclub maintenant ahahah ! On a été un peu bruyant mais toujours dans le bon délire (enfin je crois et j’espère).

Il y avait tout types de participants, avec peut être des objectifs différents mais tous dans le but de se dépasser et de faire le maximum ! Encore bravo à toutes et à tous.

On peut dire que c’est un ULTRA ?

Je pense qu’on peut dire que c’est une belle approche pour une course d’ULTRA oui.

Cela peut correspondre à une 1ére journée (ultra solide) d’un Bikingman par exemple. Mais les codes de l’ultra sont bien présents : Gestion de l’effort et du mental, alimentation et hydrations, gestion des pauses et de la fatigue.

14H de vélo pour 17h30 au total c’est pas une sortie anodine du dimanche ça c’est sûr !

Je recommande cette épreuve à ceux qui ne sont pas sûr d’avoir les capacités de s’engager sur 1000 bornes avec du dénivelé. Ils peuvent se tester et avoir un avant-goût d’une épreuve plus longue.

As-tu un mot pour la fin ? Pour l’organisation ou pour ceux qui se chauffent pour l’an prochain ?

Je voudrais bien évidemment remercier Laurent et Aurore pour leur accueil, pour la gestion de l’événement et le choix des cols à gravir ! C’était tout simplement fantastique, c’est un événement  »Familial » et il y en a de moins en moins.

Cela fait plaisir que certains permettent encore au passionnés comme nous de participer à des challenges de ce type, avec une ambiance bon enfant, sans prise de tête .

Merci au groupe Fastclub présent, encore une fois on a rigolé du début à la fin.

Je ne peux que conseiller vivement à tout le monde d’y participer ! Par contre arriver avec une préparation solide en ayant pleinement conscience que vous êtes parti pour une très longueeee journée mais à la clé comme récompense, des paysages sublimes qui nous font (presque) oublier les efforts !

Ah oui dernier conseil, peut être éviter de faire les pancartes dés le KM 3 !!!

Merci Clément et surtout… Ne change rien ahah

Suivre Clement sur Instagram : https://www.instagram.com/clementbancons/

L’activité sur Strava : https://www.strava.com/activities/7405277159

Le site des Grands 8 : https://www.lesgrands8.com/

Ps: ton Fuji a tenu le coup ?

Le FUJI à tenu le coup oui et c’est peut être là ma plus belle satisfaction de la journée ahaha ! C’est Les CORIMA MCC qui ont failli me faire défaut quand GEORGES  alias le  »Bananier » de façon toujours incompréhensible a réussi à bloquer sa pédale Speedplay dans mes rayons ( j’en ai que 8….), petit moment de Panique mais heureusement Captain MAX est intervenu (après avoir voulu prendre une photo quand même) pour rétablir la situation, Merci à lui.

Le Bikingman Corsica de Captain Max

Chez Fastclub nous sommes une grande famille, sur le Bikingman Corsica le rendez-vous avait été pris par une grande partie de l’équipe pour festoyer ensemble pendant les 1000 km que propose le Bikingman. Attention, la course n’est pas une rigolade, 1000km pour 18000 mètres de dénivelé, soit un tour de Corse à faire le plus vite possible en passant par les montagnes ! 

De mon côté, depuis le mois de Janvier j’ai repris l’entrainement « ultradistance » et cette course était prévue comme la deuxième de l’année, 5 semaines après la Desertus Bikus. 

C’est donc avec joie que nous nous sommes tous retrouvés au check in du Bikingman, l’ambiance y était plus que sympathique ! Entre les copains de l’organisation (qui créent une ambiance sympathique et bienveillante) et les copains du club qui racontent blague sur blague, c’était la détente. Les sourires étaient franc mais derrière ça on savait tous ce qui nous attendait le lundi matin…

En aillant fini le mois précédent à la troisième place de la Desertus, j’arrivais avec beaucoup d’ambition, j’étais là pour jouer la gagne ! Le niveau est de plus en plus haut et je m’entraine pour ne pas rater le bon wagon. 

Au niveau du matériel il me fallait partir léger, la météo annoncée était tellement belle que au dernier moment j’ai décidé de ne pas partir avec ma grosse sacoche arrière, Yann de chez Supervelo m’a envoyé une sacoche 1L Altura, de quoi prendre le strict minimum. 2 Couvertures de survie, chambre à air, kit réparation, gants (obligatoire par l’organisation) une batterie externe, des barres énergétiques, des bonbons et quelques câbles, sur le vélo j’avais rajouté une pompe, mon kway et deux belles grosses gourdes !! Le poids total du vélo ? 13,2 kg avec l’eau ! C’est parfait, il ne reste plus qu’à pédaler. 

Après un bon repas du dimanche midi avec tous les copains, un peu de plage pour se détendre et un bon risotto du dimanche soir j’étais prêt !! 5h du matin c’est l’heure du départ, je bois un petit café et on prend tous ensemble le départ de la course. C’est très sympa de rouler tous ensemble sur les premiers kilomètres. 

Arrivée dans Bastia, il est l’heure d’attaquer le premier col, pour rigoler je fais une attaque tranchante aux copains ! (5h15 et 990km restant ahah) Je prends mon rythme, ça monte déjà dur, la journée va être longue, le cp1 est à 400 km et 8000 de D+. 

Je pousse fort sur le début, je sais que j’ai du mal à partir vite, je ne veux pas lâcher la tête de course, j’évolue dans le top 10, je double, je me fais doubler c’est le jeu. KM 150, il fait chaud, je commence à baisser de rythme. Je galère à trouver de l’eau à ce moment-là (pourtant il y a vraiment beaucoup de fontaine en Corse !) Enfin je trouve une fontaine au km 211 ! J’ai mal aux jambes je m’assoie et me mouille, 5 minutes après ça va mieux (il me manquait vraiment de l’eau). Je repars, 20 km plus loin je trouve un bistrot, je saute sur l’occasion, coca, café, eau gazeuse ! Ça va beaucoup mieux ! 

Je traverse le village de Ghisoni, je croise Axel devant un resto avec 3 vélos de participants, un coucou et c’est reparti ! Je suis en mode « ultradistance «, j’ai baissé en rythme mais je suis beaucoup plus régulier ! J’enchaine les km, ça se passe très bien même avec cette chaleur accablante. J’arrive en haut du col de Verde et je trouve une auberge au milieu de nulle part ! Ils me préparent en m’encourageant un sandwich à la charcuterie et au fromage Corse, un régal, je le mange en roulant. Je croise même Benoit Merchez (ancien vainqueur du Bikingman Portugal) dans la descente à ce moment-là. 

J’arrive en huitième position au cp1 après 17h40 de vélo, ça commence à faire. Je mange les pates prévues par l’organisation avec un peu de saucisson Corse ! Je passe un petit moment avec Beber (Bertrand Berger, une machine) et je repars, l’idée est de dormir le moins possible ! 

Je monte le col de Ospedale, longue montée, je suis en pleine nuit. Je bascule et me prends un grand coup de fatigue, je n’arrive pas à rester éveillé, c’est le moment de dormir ! Je vois une entrée de camping sur la droite avec de gros rochers devant, hop, je jette le vélo et me couche au sol (pas besoin de couverture de survie, il fait chaud !). Je mets le réveil 15 minutes plus tard. Ça sonne et je repars immédiatement ! Bon après quelques kilomètres je me rends compte que ça n’a pas marché, je m’endors encore sur mon vélo… Je traverse une autre ville et me retape une sieste (il doit être 3h du matin). 

Il ne me reste que quelques heures à tenir avant le lever de soleil et malheureusement je m’endors encore… Ce n’est pas une nuit très productive, les kilomètres n’avancent pas vraiment et je m’arrête une nouvelle fois. 30 minutes plus tard je repars, cette fois ci c’est la bonne ! J’arrive à reprendre du rythme, je traverse un village ou je sens l’odeur du pain chaud, un régal. J’arrive devant les plages aux premières lueurs, 500 km tout rond, je fais une vidéo et profite quelques instant avant de repartir. Après tout c’est que la mi-course. Au passage j’ai Clément au téléphone qui vient d’abandonner à cause d’un enchainement de problèmes mécaniques, pas de chance, il reviendra plus fort. 

6h30, petit déjeuné dans une station-service, 10h arrêt dans une épicerie suivie d’un café bien sur ! Le prochain CP est au km 650 à peu près. Il fait très chaud et je roule sur un rythme régulier, je vois sur le tracker que Béber est pas très loin, j’essaie de remonter petit à petit. J’arrive en haut du dernier col avant le cp et je croise Serge le Motard qui m’attend pour faire une photo et me dit que Béber me propose de manger avec lui au prochain village ! Si ce n’est pas des aventures hors normes ça ! 

On mange ensemble avec Béber et on rigole bien. Les kilomètres s’enchainent et on arrive au CP2 ou Lauriane et Mickael repartent à peine. J’en profite pour faire une grosse bise à Karine et envoyer des encouragements à Jean Marc (son mari !). Une salade Sodebo, 2 bananes, une pèche et hop c’est reparti ! Il reste que 330 kilomètres, je vais les faire à fond pour remonter les copains et copine devant. 

J’arrive sur la corniche avant Calvi et là… La surprise du chef ! Une route défoncée, on voit bien la pâte de l’organisateur Axel Carion ! Le passage fait mal de partout, les mains, le dos, les pieds et me fait même tomber la moitié d’une banane que je m’apprêtais à manger. Il est 19h, je traverse Calvi et je saute dans une boulangerie encore ouverte ! J’y mange ma meilleure quiche de la course, j’en profite pour faire le plein de bidon, je sais que la nuit va être non-stop. 

A ce moment-là j’ai redémarré ma musique et je passe quelques coups de fil, un peu de motivation de la part des personnes proches fait du bien. J’ai Clément qui me téléphone pour me donner une information capitale ! A cause de forte rafale de vent annoncé sur le cap Corse la course est raccourci, on coupe un poil plus bas, 40 km de moins et deux cols de moins. 

J’arrive au pied du col de la Bataille, je tourne à droite et là je découvre une belle route montante en béton strié (on est sur un démarrage de col très raide) En fait je découvre que le col est très très raide et très long ! A ce moment-là je suis en feu, je le monte à fond. Dans la descente avec de nombreux trous je serre les dents, ça commence à faire mal aux mains cette histoire. Pleine balle dans la descente, j’aperçois un concurrent au sol, j’ai peur pour lui, en fait c’est Mickael qui est en train de coller une rustine, rien de grave ! Je discute 2 minutes et reprends la route ! 

J’arrive dans le village de Novella, je cherche de l’eau de partout et là ! Tel un mirage je tombe sur le foyer rural ouvert avec des personnes buvant l’apéritif sur la terrasse, il est minuit, je leurs demande si je peux acheter un coca et ils m’accueillent à bras ouvert, je repars même avec un sandwich au saucisson. J’attaque le désert des Agriates pleine balle et j’aperçois même la lampe de Benoit Merchez, on discute 30 secondes et je lui dis que je remonte sur Laurianne pour la 4 ième place, je donne tout. Il reste moins de 200 km, j’alterne entre la musique et Emilie au téléphone (surtout Emilie), un chrono de 200km c’est long ! 

Heureusement les efforts payent et je remonte bien sur Laurianne, je la double même à cause ou grâce à un arrêt pipi de sa part. Je suis donc en chasse sur Swen maintenant ! Il est encore très loin mais je remonte très vite. Cette bagarre me maintient éveillé ! Je bascule sur la côte Est et commence à voir les premières lueurs de la journée. 

Finalement Swen m’a vu arriver sur les trackers (le bougre!) et a accéléré, cela stoppe ma remonté mais bon 4ieme ce n’est pas mal quand même ! Je traverse Bastia et profite du lever de soleil sur la plage juste avant l’arrivée. C’est magnifique, je profite ! 

5h41, je suis à l’arrivé !!!! Cela fait 48h41 que je suis parti et le tour de Corse est fini, 957 km pour 15700 mètres de dénivelé. Pour rester dans les chiffres, 19,7 de moyenne avec les pauses et 22 de moyenne sur le vélo ! 

Clément le malchanceux est là, axel, Cédric, j’ai droit à des applaudissements qui font énormément de bien ! Le sentiment du travail accompli est bien présent ! Je suis satisfait et j’arrive encore à faire le pitre sur les photos ! 30 minutes plus tard je suis au fond de mon lit !!!

Encore une fois le Bikingman dans tous ses aspects est une course formidable, l’ambiance, le parcours et les concurrents en fond un ensemble motivant et donne une forte envie de revenir…

Le classement officiel : https://my.raceresult.com/204177/results

La sortie sur Strava : https://www.strava.com/activities/7273320520

Le site Bikingman : https://bikingman.com/fr/

Les cinglés du Gravel et de la Route

Camp de Base Ventoux vous propose un évènement plus que sympa !

Vous aimez le Ventoux ? Vous aimez le Gravel ? La route ? Vous voulez profiter d’une ambiance plus que sympathique pour vous challenger et grimper plusieurs fois le géant de Provence ?

Les 18 Juin prochain Stéphane et toute l’équipe de Camp de Base Ventoux vous propose un évènement convivial qui a pour but de grimper 3 fois le Ventoux en Gravel (une première !!) et en vélo de route 2 traces suivant la motivation.

Après chaque montée, retour au Camp de Base afin de se ravitailler et profiter d’un bon café Fastclub !

Pour le Gravel : Un tracé exigeant et sauvage avec des paysages à couper le souffle. Face Sud du Ventoux (60% de gravel et 40% route)

150 kms 4500 m de D+ pour les 3 montées

100 kms 3000 m de D+ pour les 2 montées

50 kms 1500 m de D+ pour une montée

Pas de timing !! Chacun le fait à son rythme : une, deux et 3 montées pour les plus affûtés.

Frais d’inscription 5 euros

Pour la route,

Pour celles et ceux qui ne font pas du gravel, on a préparé 2 traces, un consistant a faire le tour du Ventoux par les villages typiques environ 130 km pour 3000 de D+ avec une option montée du Ventoux pour finir la journée en beauté, pour les plus motivés, une magnifique trace pour faire les trois Ventoux pour 183 km et 5200 m de D+.

Vous pouvez louer un gravel et vélo de route sur place sur réservation. Pour contacter Camp de Base c’est ici

Restauration assurée par le foodtruck Littlekitchen et boissons et Bières au campdebaseventoux 

Des goodies et une tenue OZIO à gagner pour le ou la plus costaud …

Les traces GPX vous seront données quelques jours avant par mail après votre inscription..

Les inscriptions sur Sport’n connect ici

La Désertus Bikus de Captain

La date était fixée le 23 Avril et le programme était intéressant, la traversée de l’Espagne par ses 4 déserts. Yvan l’organisateur que nous avions eu en interview avait prévu une belle course avec beaucoup de choix possible aux niveaux des routes et du matériels et cela n’a pas loupé. Il fallait faire des choix et les assumer !  

Nous voilà le Vendredi 22 au départ devant les locaux de « La Course », on en profite pour faire du café avec la Fastclub Mobile pour tous les concurrents au départ.  

J’arrive sur la course après avoir dormis en fin d’après-midi, mon vélo est prêt, mon itinéraire est prêt et j’ai mon nouveau maillot Fastclub que je vais pouvoir montrer à tous ! (Sponsor oblige) 

Question vélo j’ai choisi d’utiliser mon vélo de route habituel, après avoir étudier de très près le parcours j’ai décidé de reprendre des routes en 60mm de profil pour garder de l’inertie dans les très longues lignes droite, la météo annonçant du départ au CP2 un vent de face je me dis qu’il m’impactera moins. Etant très à l’aise avec les avant-bras sur mon guidon je ne prends pas également de prolongateur (ça sera toujours plus léger en Gravel) Choix difficile aussi, je décide de partir avec mes chaussures de route équipé de cale neuve (sachant que j’ai une portion ou je devrai pousser) Question pneu, je pars avec des 28 mm de large monté en chambre à air (avec 2 chambres de secours dans la sacoche et des rustines) Ensuite dans la sacoche c’est du classique, des lampes de secours, 2 batteries externes, des affaire de pluie, de froid, un cuissard et un maillot de secours, 2 paires de chaussettes et un Bivy et 2 couvertures de survie.  

Voilà le départ, pas mal de grand nom sont là, Adrien Leitchi,  Sofiane Sehili, Nathalie Baillon, Laurent Boursette, Stephane Ouaja pour ne citer qu’eux. Dès le départ le ton est donné, tout le monde part à fond, direct sur la nationale, la météo est menaçante mais pour le moment ça tient. Sur le suivie le peloton explose directement car pour rejoindre le CP1 il y a beaucoup de différente route. Je passe par St Étienne de Baïgorie pour traverser la frontière après être passé aux Aldudes et à Urepel. J’enchaine la descente direction Erro et là, il doit être dans les 3 heures du matin et l’orage arrive fortement, je m’arrête pour m’équiper pour la guerre. C’est bon l’orage éclate, je prends une très grosse averse sur la tête ! Il fait que quelques degrés, je continue et roule à mon rythme, j’en suis à 150 km et je commence a vraiment fatigué, ma sieste n’a pas suffi, je m’arrête dans un abri bus au bord de la route, il est 6h30 du matin, je sors ma couverture de survie, change mes chaussettes et me lance dans une sieste de 30 minutes.  

Le réveil sonne, j’ai bien dormi, j’ai un peu froid et il pleuviote mais ça va, je repars et roule jusqu’au CP1 ou l’entrée sortie en aller-retour sur la même route me permet de voir les écarts avec les concurrents (au passage je croise Laurent qui n’est pas loin derrière, Nathalie qui est devant et Charles et Tristan qui ne sont pas loin derrière aussi (ça fait plaisir de voir les copains !). Malgré mon arrêt je suis 12 ieme à passer au CP, c’est pas mal mais je comprends que la tête de course va super vite et ça va être très compliqué de les accrocher.  

Une bise à Yvan et Antoine au CP et hop c’est reparti, il ne pleut plus, le vent est de face et l’objectif est d’aller jusqu’au cp2 soit au km 470. Les ligne droite sont longues, ventées, je roule un peu avec Nathalie et je cherche un café (mais je n’en trouve pas). Quelques longs km après je suis passé dans les 10 premiers, le vent souffle fort, les gros nuages noir traverse et pour le moment je passe à travers la pluie. Au détour d’un village je vois des tables et chaise, je tape à la porte et je trouve un café communal ! C’est très sympa, on peut jouer à des jeux de sociétés, regarder la télé, je prends une assiette de tortilla, saucisson, fromage, une boite de pringles, un coca… 2,70 euros, juste avant de partir, un espagnol me montre la fenêtre et me dit quelque chose que je ne comprends pas, en fait pendant ma pause il y a eu une belle averse ! La chance !  

C’est reparti et au bout de la ligne droite je vois des copains ! Adrien et Laurent, sortant du café je reviens sur eux facilement, laurent équipé de toute ses affaires de pluie a du mal, Adrien lui est en forme mais a fait du sacré Gravel dans la boue et son vélo doit avoir 3 kilos de boue en plus ! Je les quitte car il s’arrête manger dans la ville d’après et je me lance dans une ligne droite vent de dos de 10 ou 20 km. Sur la carte à ce moment-là on voit que 7 ou 8 autres concurrents sont sur une route plus courte mais en Gravel et remontent fort !  

Je traverse Calamocha devant le grand groupe, je suis 6ieme et il me reste 80 km de ligne droite et 25 pour rejoindre Albarecin, je roule régulier, vent de face toujours, j’ai bien envie d’arriver avant le grand groupe au cp2. De toute façon une fois au cp je choisie le confort et je décide d’aller à l’hôtel, après 470 km je peux me le permettre. J’arrive devant le groupe, il est 22h30. Je mange des croquetas et file à l’hôtel, finalement je squatte dans une chambre et dors au pied du lit après une bonne douche. J’en profite pour mètres mes chaussettes et chaussure sur le radiateur ! Dans le même Hôtel, au rez de chaussé, le vélo de Sofiane, Jules, Dan…  

3h30 du matin j’ai l’impression d’avoir fini ma nuit, c’est parfait je me dis que je vais pouvoir prendre de l’avance sur les autres, 4h15 je démarre le compteur et me lance dans un col à la sortie de la ville, je retrouve Adrien et Laurent au sommet, je fais la descente avec Adrien (je m’endors sur le vélo et il fait très froid) On décide de s’arrêter au prochain village pour boire un café, ça ne devrait pas tarder à ouvrir. Bon pas de café ouvert finalement, Adrien prend quelques minutes pour manger et moi je file.  

Apres quelques km je m’aperçois que mon trackers est planté, je galère, appelle l’organisation, cherche mon câble pour charger le tracker (de l’eau coule de la jointure…) J’enchaine les km sans pose car j’ai eu l’impression le matin d’avoir gaspiller du temps et de l’énergie pour rien. Je croise Yvan et Noémie en camion qui en profite pour me raconter des blagues, prendre des photos, c’est un bon moment !  

J’arrive dans une grande ville et j’en profite pour déjeuner, coca, chocolatine et hop je repars, Adrien me rattrape sur les interminables lignes droites, on en profite pour discuter, rouler un peu ensemble et sur une bosse on se décroche. Je m’ennuie mais j’avance bien. J’en profite pour faire des stories Instagram et notamment un concours pour savoir combien de selfie je vais avoir dans mon téléphone après la course ahaha.  

Je suis en cinquième position, devant moi, le tandem, Nathalie, Stéphane et Victor. Coup de chance, à la sortie d’un village Stéphane crève, je récupère les donc, peu après ils s’arrêtent dans une station-service pour réparer un peu mieux le pneu. Je suis troisième youhouuu (mais il reste encore beaucoup de km) 

Je suis mon gps, et là, arrive un moment qui a dû faire plaisir à beaucoup de monde, je quitte la nationale et bifurque sur la droite sur une petite route. Premier étonnement, je regarde les trackers et visiblement je suis le seul sur cette route ! L’inquiétude monte et là je vérifie mon parcours, j’appelle les copains, le groupe what’s app Fastclub explose, toute l’équipe regarde si mon tracé est correct ! Je suis vraiment sur une route parallèle, les autres avancent bien de l’autres coté, je visite, passe le long d’un super lac, la route est fantastique, je remonte même ma moyenne après 350 km depuis le matin. Je sais que au bout de ma route il y a un col, avec des passages a 24% en Gravel ou il va falloir pousser le velo, c’est mon programme je n’ai plus le choix. Mon but est d’arriver deuxième au cp3. Je trouve un café en bas du col et me restaure car la nuit va être longue ! Je vais aller le plus loin possible. Je fini mon café et mon assiette de fromage avec de la pâte de coin et attaque le col pleine balle. Je passe le kilomètre à pousser à 20% de la piste de vtt enduro et fini le col sur un super chemin. J’attaque la descente pleine balle sur un gros chemin en terre, c’est parfait ! Bon finalement le coté parfait et fullspeed de la descente se termine et je vire sur des pistes de vtt remplis de cailloux, clairement ce n’est pas ouf mais c’est trop tard je n’ai pas le choix, je continue en perdant un peu de temps, c’est un long moment à passer.  

Une fois sortie de la forêt ouf, je suis encore deuxième et le concurrent qui remonte fort est Sofiane, sacré client là ! J’arrive dans le désert de Gorafe et clairement je suis en feu, je fais du cyclocross avec mon vélo de route. J’arrive sur un chemin bloqué par une rivière… Je ne connais pas d’autres itinéraire, j’enlève mes chaussures et traverse avec le vélo sur l’épaule, honnêtement je me régale dans ce carnage. J’enchaine et roule dans de la boue qui colle vraiment, je débourre à la main le coté de la fourche plusieurs fois et ça marche à peu près. J’arrive au CP ! Youhou, je passe deuxième mais Sofiane arrive ! J’enlève mes chaussures car depuis la rivière il me reste un gravier entre les orteils ahah. Je repars et là pas de chance, je reroule dans la boue et mes deux roues se bloquent, je démonte la roue avant, gratte généreusement la boue (et la peinture), pareil pour l’arrière en me dépêchant pour ne pas perde trop de temps ! 500 mètres après être repartie, je crève de l’avant… Là je le sais, Sofiane va me rattraper car passé à peine 45 minutes derrière mois au Cp.  

Je récupère la route et me lance dans la descente, il fait très froid ! J’en suis à 500 km depuis le matin, dans la descente je m’endors encore sur mon vélo… J’arrive dans une ville et décide de dormir un peu et laisser passer Sofiane pour repartir légèrement derrière en pleine forme. Je m’enroule dans ma couverture de survie de dors 20 minutes, je vois passer Sofiane et lui fais coucou, je remets le réveil pour 5 minutes et repars. Arrivé dans une grande ville je déjeune dans la boulangerie Repsol, je fais le plein des bidons et j’achète des Babibels, il ne va pas falloir s’arrêter aujourd’hui !  

Je roule sur un rythme pas incroyable mais régulier et j’ai très mal à mon genou gauche, j’arrive dans le dernier désert, il faut passer devant une ancienne gare. Assez rapidement je m’aperçois que ça ne se passe pas terrible. Le terrain est trop sablonneux je n’arrive pas à passer avec mes pneus en 28. Je pousse dans le sable avec mon genoux douloureux. Le soleil tape très fort et les kilomètres sont très long. J’arrive au cp enfin !  

Bon l’endroit est magnifique mais je souhaite qu’une seule chose, finir les 180 km de course. Ma trace pour sortir du désert est une horreur, des sentiers d’enduro vtt, ça ne roule pas, je pousse, crève de l’arrière (j’utilise ma dernière chambre à air) c’est galère. Au bout d’une ou deux heures j’arrive à récupérer la route ! Mes pneus ne sont pas super bien gonflés, j’ai mal et j’ai un fort vent de face ! J’en chie pour faire simple. Niveau classement je suis toujours troisième, Sofiane a pris le large devant et Adrien remonte derrière mais reste encore loin.  

La journée va être très longue, je m’arrête dans une grande ville, j’ai le pied droit en feu, je change mes chaussettes pour des plus fines et desserre mes chaussures. Je roule, 20 km/h de moyenne 18.5 avec les pauses mais je continue. Je me dis qu’un fort en bord de mer ça devrait rouler facile… Quelle connerie, je fais que prendre des talus qui me massacre, je donne tout dans la bataille en surveillant Adrien pour garder ma place sur le podium !  

Pour m’aider j’appelle tout le monde, ça m’occupe, je fais même un Facetime avec mes cousines. Je brule au soleil kilomètre après kilomètre, je ne peux pas enlever mes jambières ni mon maillot manche longue car sinon je brule en une seconde.  

Les derniers pétards sont très difficiles à passer, mon genou ne tourne plus… Je m’accroche et reste au téléphone pour recevoir le maximum de motivation et détourner mon esprit de la douleur.  

Enfin, j’y suis presque, dernière montée, descente, je ne peux plus pédaler, j’arrive à Nerja, sur mon compteur ma sortie depuis la veille ou j’ai dormi que 25 min sur un banc m’annonce 770 km, c’est dingue ! 

J’arrive à l’arrivé, heureux, j’arrive plus à sourire (trop brulé des lèvres) Yvan et quelques personnes sont là, je ne sais pas si je suis heureux car c’est terminé ou parce que je suis troisième. On mange ensemble une bonne entrecôte au Rocquefort avec des frites, je fini les autres assiettes de la table aussi, il était temps !!!  

Je trouve un hôtel me jette dans la douche et profite d’une nuit que je n’ai pas vu passer… Pour finir, le train que je voulais prendre n’existe plus, je trouve une solution en rentrant en bus… 22h pour rejoindre Font-Romeu et là j’apprends une nouvelle chose, ne pas prendre un bus après une course !!!!! 

Le bilan est que je me suis régalé, mon entrainement à payer, je fini sur une très belle troisième place en aillant améliorer mes statistiques et ça me confirme une chose, je vais continuer dans cette direction à 200% pour voir jusqu’où ça peut me mener !!  

Je vous remercie d’avoir lu ce compte rendu, de m’avoir félicité sur les réseaux et encouragé pendant la course. Sans vous ça serait plus difficile.  

Bisous, à la prochaine. 

https://www.strava.com/athletes/989335

Présentation Collection 2022

Pour cette nouvelle année nous sommes très heureux de vous présenter nos tenues 100% Fastclub.

Au programme, un cuissard, un maillot manche longue, un manche courte et plein de casquettes. Pour le choix des couleurs c’était assez simple, du beige crème et du champagne café. On reste dans le thème, pour cuissard on a choisi un tissu noir (non imprimé!) et pour les casquettes, on a laissé sortir notre etat sauvage, vive la savane avec une casquette Leopard et une casquette Zebre.

Cette année on s’est fait plaisir aussi avec la casquette Princesse (noire et or) en dédicace à notre champion Juju Marty. Mais finalement des Princesses dans les cyclistes on en connait un paquet.

Bien plus que des simples tenues, c’est un état d’esprit. Les porter traduirons vos valeurs dont la première et de s’amuser sur vos vélos.

On vous laisse profitez de la vidéo de présentation par Antoine Berney

Dimanche c’était Opération décollage de poumon !

Encore une bonne idée ! Dimanche dernier nous organisions un contre la montre de club, en effet comme partout dans le monde il est difficile de trouver des occasions d’utiliser son matériel aéro et de se taper dedans dans la convivialité. L’idée avait été suggéré par Alois et il n’en fallait pas plus pour chauffer tout le monde. Dites à une bande de cycliste  » on va faire la course  » et tout le monde est présent.

Ce coup ci la course était pliée d’avance car Dorian, notre presque champion cherchait une occasion de se mettre en condition pour le championnat de France de chrono, par sympathie on avait convenu de le laisser gagner. Pour les autres c’était la guerre.

Question parcours il fallait un circuit sélectif pour rendre un peu d’équité entre les vélos de chrono et les vélos classique et pas trop court pour pouvoir faire des différences, il fallait aussi trouver une solution pour que ca en devienne sympathique également. En roulant du coté de Seignosse le parcours était tout trouvé, une boucle de 12km à faire 4 fois, pas un mètre de plat avec seulement 3 croisements à droite bien sur. Au total 48 km pour 400 de D+ (altitude max 30 mètres).

RDV fixé pour 8h30 et on s’est tous retrouvé au café mobile Fastclub histoire de raconter quelques blagues, sur la parking, on voit du carbone, pas mal de carbone, du vélo aéro, du casque aéro, un déguisement et demi et des hometrainers avec des mecs qui s’échauffent dessus. Le ton est donné.

Apres un peu de retard causé par la convivialité et l’arrivée en retard du bananier, Phil s’occupe de lancer les départs. Espacé de 30 secondes et au pied d’une bosse c’est parti ! D’abord les vélos classiques, ensuite les vélos de chrono ! Qui va rattraper qui ? Une vingtaine de cyclistes au départ dont une dizaine de vélo de chrono.

Sur le bord du circuits : du public avec des pancartes pour encourager les coureurs ! (c’est pas en roulant tout seul qu’on voit ça) Aussi, Marc Alexis de Moustache média est venu immortaliser la course !

Personnellement ma course s’est résumé par Clément avec sa tenu de bobsleg qui ma doublé gentiment et Dorian qui est passé aussi vite qu’un frimeur en Porsches le coude à la fenêtre !

Une heure et quelques après tout était fini ! On notera les performances de Dorian 46km/h de moyenne en vélo chrono et Clement avec un vélo classique qui finit deuxième à 39,4 km/h de moyenne, il remporte également le classement vélo de route et du déguisement ! Richard remporte le classement cardiaque avec une moyenne de 181 bpm !

Une fois cette balade terminée on est tous aller manger des crêpes salés et sucrés au Café Romane dans la zone pédebert à Hossegor que nous avions privatisé.

Encore un très bon dimanche ! Merci à tous d’être venu faire « la course » et au public qui était la pour nous encourager.

PS : Le segment strava existe pour ceux qui n’ont pas pu venir ou qui préfère le faire en cachette…

https://www.strava.com/segments/3117101

Lancement Fastclub x Supervelo

Bonjour à tous,

Le tout nouveau magasin Supervelo aux Taillades (84300) vient d’ouvrir et vous savez ce qu’on peut y trouver dedans ?

Un corner complet café et accessoire Fastclub, le magasin de vélo 2.0 vous propose de très beaux vélos, des montages qui vous ressemblent, des entretiens de qualités, des études posturales poussées, une cabine infrarouge de récupération, une station home trainer connecté et forcément du café et une ambiance conviviale. Que demander de plus ?

Pour fêter cette ouverture et vous montrer notre nouvelle collection de tenue (qui va vous donner envie de rouler) on vous propose de nous rejoindre Samedi 2 Avril, au programme :

  • Du café, même beaucoup de café car on se doit de vous le faire gouter.
  • Un ride de environ 150 km sur route avec le Ventoux par Sault.
  • Pendant ce temps, une initiation draisienne pour les tous petits sur la parking du magasin par l’association Pitchouns bike (Espelido)
  • De manger une pizza au retour en regardant le défilé de mode Fastclub.

Vous êtes prêts ?

RDV : 8h30 chez Supervelo 3 parc d’activité Bel Air 84300 Les Taillades

ps : On vous prépare le GPX (notez vous en commentaire pour le recevoir)

Opération décollage de poumon

Le 10 Avril prochain on vous propose un opération médicale post Covid. Un nettoyage complet de vos poumon et c’est totalement gratuit !

Le concept est très simple ! Une boucle sur route à faire 4 fois en passant devant les copains et copines. Départ toutes les trente secondes (ou une minute), draft interdit, peloton interdit, chute interdite, frime autorisé !

On vous conseille plusieurs choses avant de venir :

  • S’entrainer un minimum
  • Pensez Aerolife, combinaison latex et vélo aerodynamique fortement conseillé.
  • Avoir un compte Strava car le classement se fera dessus.
  • Prendre de l’argent car après on va manger au café Romane dan la zone pédebert à Hossegor (formule spéciale tout compris pour nous spécialement, collant préconisé pour la séance photo dans le café)
  • Demandez à votre famille et vos amis de venir vous encouragez le long du parcours.
  • Faire le maximum pour allez plus vite que vos copains et copines.
  • Préparez quelques blagues pour le repas.

Pour information, encore une fois il n’y a rien a gagner sauf de quoi faire des signes avec les doigts aux copains et copines.

Notez vous en commentaire et notez lequel de vos copains vous allez massacrer afin de prévoir la quantité de café et de définir l’ordre de départ. (et pour recevoir le parcours et les informations)